mercredi 27 mai 2009

Et deux pour le prix d'un !

Celui-ci est beaucoup plus récent, c'est le dernier écrit ..
Je continue mon objectif "original changement de style", mais ça reste insuffisant. Contexte d'écriture difficile pour pleins de raisons..


Lettre ouverte à l’être inconnu.

Ceci est une lettre adressée à l’Ankou:
Toi, la bête perfide, j’apprends à te connaître.
Est-ce une vocation, un plaisir ou un courroux
Qui coule dans ton sang, qui survit dans ton être?
Ton odeur est fétide, on sens quand tu arrives.
Le frisson parcourant notre échine est un signe.
Et doucement l’on sait que l’univers dérive
Que notre sang se fige, sous ton regard indigne.


Et même la nature, paraît moins enchantée,
Quand tu traînes ta faux dans les allées brumeuses.
La verdure de l’herbe grise sous tes pieds
Et les forêts vieillissent, de ta marche furieuse.
Les branches désertées par des moineaux aphones
Oublient leur guilleri au profit du silence.
Paralysés par toi et par ta Perséphone
Ils épient immobiles, tes gestes avec méfiance.


Et toi tu continues ton chemin de victimes,
Parsemé de tristesse et entaché d’impasses.
Tu fixes notre destin sur ta route du crime
Sur les rives du Styx où ta honte s’entasse.


Mais je sais à présent que tu n’es pas tout seul.
Un tel abattage nécessite de l’aide.
Et sous diverses formes, tu vêtis de linceuls
Des hommes de tout âge, aux causes que je plaide.


Que tu sois Osiris, Hadès ou Lucifer,
Je prêterai serment, et tu ne tueras point.
À la dernière messe, ton règne prendra fin…


Et l‘enfer, ton palace; de glace recouvert
Brûlera les larmes dérobées des défunts.

23/05/09

Las

Voici un vieux poème retrouvé par hasard..
C'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais bon.. je le mets tout de même.


Las

Je suis las… Las de moi, fatigué d’être ainsi.
Sur de ce que je suis, ma confiance est façade.
Mon sourire est malade et ma voix ne poursuit
Que ce cri infernal, déchirant et maussade,
Que l’ombre de la nuit disperse sans un mal.
Orphée me guide en épargnant tous jugements
À l’heure où le vide s’éveille doucement,
Et sa lyre enchantée rend ma nuit moins banale.


Je suis las… et fâché avec mon propre esprit,
D’habitude si simple et apprécié d’autrui.
Entre souhaits et pensées, des méandres tortueux
Façonnent mon âme en un chemin dangereux.
Où le fils d’Éthra, lui-même se perdrait
Dans le labyrinthe forgé de mon cerveau,
Où l’espace d’un rêve, je suis un torero
Chassant ma propre peine, qui me délivrerait.


Je suis las… déprimé et sûrement contagieux.
Je regarde inanimé l’image risible,
Que me transmet sans honte, le miroir à mes yeux.
Pathétique et livide, immonde, pale, insipide…
Et mes paupières closes, je me sens plus léger
Je repars en symbiose dans mon état nocturne
Effrayer les étoiles, amoureuses de la lune
Et hanter, sans vergogne, Madame Éternité.


Je suis las… et je pense, réfléchis, imagine,
Enfermé dans le doute, privé de solutions.
Je médite, m’introspecte, et le jour redessine
Sous le seuil de la porte, ma lumière de frisson.
Crédule ou éreinté, je pardonne au rayon
Qui éblouit mon cœur de ses tièdes brûlures.
Ce cœur est silencieux, encore froid et dur…
Je traverse le mur en voix de guérison…

jeudi 21 mai 2009

La Bruyère et le Marin

Nouvel essai dans un style différent.. pas pleinement satisfait du rendu final, mais on s'en contentera, je suis encore en période de rodage..


La bruyère et le marin.

Son regard malicieux danse dans ses paupières,
Mes tiges sont portées par le charme du vent.
Bercé par ses yeux, le calice de bruyère
Devient prétendant.


Des racines aux fleurs mauves épanouies d’amour,
Se diffusent l’extase et le nectar d’envie.
Son visage penché m’a versé pour toujours
Une larme amie.


Esseulée à présent sur le flanc de falaise,
La chaleur de ses mains traverse le bouquet.
Elle contemple sans haine, la mer mouvementée
Aux vagues mauvaises.


Fouettée par le sel imprégné de son odeur,
La vénus de beauté au courage sans fin
Jette dans la mer, cimetière des marins
Son bouquet de pleurs.


Son bel homme arraché se repose ici bas
Dans la brume infinie du monstre d’océan.
La sublime endeuillée abandonne l’amant
Et la fleur s’en va…


18/05/09

mercredi 13 mai 2009

Mes poèmes se ressemblent trop.. c'est mon avis. Je tenterai dans les prochains jours de changer de style.. ça va pas être simple, et je n'ai de plus pas le temps d'écrire pour le moment.. Mais je trouverai bien quelques secondes pour laisser vagabonder mon esprit dans ses délires littéraires !


Séparés

Le son guidant mes doigts sous ses yeux de velours,
Reflets du ciel azur par-dessus les collines,
Caressent les contours de sa douceur divine
Que l’usure du temps conserve avec amour.


Et les journées défilent au rythme des sutures.
Ma mémoire est perdue dans les cieux pleins de vie,
Sa pupille est gravée mais l’illusion perdure,
Et je vois son visage, qui tombe avec la pluie.


Les quelques cheveux d’or qui bercent mon esprit:
Ils ont l’odeur des anges, et la douceur des fées.
Le saphir de ses yeux hypnotise l’envie,
Et sa voix de mésange, détourne mes pensées.


Et les années défilent au rythme du zéphyr.
Le vent n’a pas cessé de rugir le silence
De son dernier soupir, de mes pires souffrances…
Et perdu à jamais, reviennent les souvenirs...


Et penchant le sourire de ses lèvres vermeilles,
Sur ma bouche dévouée, et conquise par elle.
Et nos corps enlacés dans l’ombre du soleil,
Se touchent et se retouchent, et pour toujours s ‘emmêlent.


L’éternité défile, sans rythme ni mesure,
Le charme déroutant a quitté son âme sœur.
Perdu dans le néant, mon être se fissure
De larmes solitaires dans l’infinie douleur.

01/05/09