Maladie au Mali
Maladie du malheur, militant sans merci
Au Mali qui sommeille au milieu de la mort.
Maladie du malheur, tu propages et détruis
Ces merveilles de personnes, sans le moindre remords.
Au marché de la peine, tu commerces la peur
Et gangrènes de misère l’amour et la vie.
Et le sang qui coule se remplit de terreur.
Et le sang de ces cœurs se nourrit de dépit.
Du paradis terrestre au cimetière de vie.
Tu vas seul, ravager, ces contrées magnifiques.
Et d’un vaste linceul, tu couvriras de nuit,
Ta savane empestée d’une odeur maléfique.
Ô Mali ! Soit forte et résiste, courage !
Tu gagneras ta guerre en sauvant tes enfants,
Maladie du malheur, bientôt hors paysage
Te permettra de croire au bonheur prospérant.
dimanche 26 avril 2009
jeudi 9 avril 2009
Suite des poèmes sur le Mali
Pinasse du temps
Au couleur du Mali la pinasse, nous dévoile
Les rives du Niger, brûlantes de beauté.
Des troupeaux de bétails aux îlots isolés,
La scène éclipserait les défilés d’étoiles.
Et sillonnant le fleuve, recherchant mille merveilles,
Mon regard se perdait dans le flot de l’eau douce.
Et je vois dans les vagues, le reflet du soleil
Faisant briller l’écume, qui maintenant trémousse.
La chaleur étouffante, rendrait cette eau magique
Et le vent pacifique, nous rafraîchit pourtant.
L’espace a invité l’aura soporifique
Qui plonge mon esprit dans un monde rêvant.
Et c’est au raz de l’eau que l’odyssée poursuit
Son épopée limpide au fil du temps glissant.
Et c’est le jour qui guide l’arrivée de la nuit
Aussi fluide que l’air, prompt comme l’harmattan.
Et négligeant sa peine, c’est l’horizon parlant
Qui transmet sa détresse au ciel gris de nuages.
Le soleil dans sa haine ne répond plus présent.
La tiédeur passagère a quitté tout rivage...
Et sortant du sommeil, l’aurore se réveille
Et fait chanter de vie les hardis pâturages,
Transmettant son humeur aux paysages vermeils
Et à la pinasse le son du temps des âges:
« Navigue ! Navigue ami de l’homme et de l’eau,
Je tracerai ta route, sur ce tapis liquide.
Et n’émets aucuns doutes, je suis comme un oiseau
Qui surveille ses proies d’un oeil sur et rapide.
Mon regard illumine les courbes successives
Sans cesse dessinées par les flots harmonieux.
Et toi pinasse, tu vogues et doucement dérives
Sur le fleuve du temps aux remous mélodieux. »
Au couleur du Mali la pinasse, nous dévoile
Les rives du Niger, brûlantes de beauté.
Des troupeaux de bétails aux îlots isolés,
La scène éclipserait les défilés d’étoiles.
Et sillonnant le fleuve, recherchant mille merveilles,
Mon regard se perdait dans le flot de l’eau douce.
Et je vois dans les vagues, le reflet du soleil
Faisant briller l’écume, qui maintenant trémousse.
La chaleur étouffante, rendrait cette eau magique
Et le vent pacifique, nous rafraîchit pourtant.
L’espace a invité l’aura soporifique
Qui plonge mon esprit dans un monde rêvant.
Et c’est au raz de l’eau que l’odyssée poursuit
Son épopée limpide au fil du temps glissant.
Et c’est le jour qui guide l’arrivée de la nuit
Aussi fluide que l’air, prompt comme l’harmattan.
Et négligeant sa peine, c’est l’horizon parlant
Qui transmet sa détresse au ciel gris de nuages.
Le soleil dans sa haine ne répond plus présent.
La tiédeur passagère a quitté tout rivage...
Et sortant du sommeil, l’aurore se réveille
Et fait chanter de vie les hardis pâturages,
Transmettant son humeur aux paysages vermeils
Et à la pinasse le son du temps des âges:
« Navigue ! Navigue ami de l’homme et de l’eau,
Je tracerai ta route, sur ce tapis liquide.
Et n’émets aucuns doutes, je suis comme un oiseau
Qui surveille ses proies d’un oeil sur et rapide.
Mon regard illumine les courbes successives
Sans cesse dessinées par les flots harmonieux.
Et toi pinasse, tu vogues et doucement dérives
Sur le fleuve du temps aux remous mélodieux. »
mercredi 8 avril 2009
Aumone au Mali
Je commence ma série poème du Mali au nombre de trois.
Tous ont été fait sur place, avec mes émotions du moment:
Mes aumôniers
L’aumônier souriant a perdu tout espoir
Dans l’horizon de peine, qu’il côtoie chaque matin.
Il remet dans nos mains le destin de ses soirs
Tous les jours plus sombres et suppliant sans fin.
Son visage rayonnant plein de sincérité,
Les bras tendus bien haut, dans sa quête, sans espoir,
De recevoir bonbons, cadeaux et amitié
D'un inconnu de passage aux dons illusoires.
Les yeux foncés par l’ombre de ses nombreux doutes
Ne cachent pas la flamme qui survit dans son cœur.
Et le miroir de l’âme, de l’aumônier écoute
Notre marche luxueuse, qui éblouit ses peurs.
Et nos regards se croisent en toute dignité.
Je vois un jeune garçon qui n’a même pas dix ans.
Son corps maigre et frêle est bien trop abîmé
Et je me rends compte combien il y a d’enfants…
Je ne supporte plus cette vision d’horreur
Et je rougis de honte, ma santé est trop bonne,
Mes vêtements sont trop propres, comparés aux leurs.
Ma compassion m’exhorte à accepter l’aumône.
Et tendant leurs mains, de Djenné à Mopti,
Accueillant le toubab sans arrières pensées.
Tous m’accompagnent, de Bamako à Tirelli,
Et sous les baobabs remplissent leur destinée…
Je dédie ce poème aux mendiants de la vie
Rencontrés au Mali, si affectueux mais blêmes.
Je résume leur misère, dans ce trop court récit,
Et je prie plein d’espoir pour que leurs rêves germent.
Tous ont été fait sur place, avec mes émotions du moment:
Mes aumôniers
L’aumônier souriant a perdu tout espoir
Dans l’horizon de peine, qu’il côtoie chaque matin.
Il remet dans nos mains le destin de ses soirs
Tous les jours plus sombres et suppliant sans fin.
Son visage rayonnant plein de sincérité,
Les bras tendus bien haut, dans sa quête, sans espoir,
De recevoir bonbons, cadeaux et amitié
D'un inconnu de passage aux dons illusoires.
Les yeux foncés par l’ombre de ses nombreux doutes
Ne cachent pas la flamme qui survit dans son cœur.
Et le miroir de l’âme, de l’aumônier écoute
Notre marche luxueuse, qui éblouit ses peurs.
Et nos regards se croisent en toute dignité.
Je vois un jeune garçon qui n’a même pas dix ans.
Son corps maigre et frêle est bien trop abîmé
Et je me rends compte combien il y a d’enfants…
Je ne supporte plus cette vision d’horreur
Et je rougis de honte, ma santé est trop bonne,
Mes vêtements sont trop propres, comparés aux leurs.
Ma compassion m’exhorte à accepter l’aumône.
Et tendant leurs mains, de Djenné à Mopti,
Accueillant le toubab sans arrières pensées.
Tous m’accompagnent, de Bamako à Tirelli,
Et sous les baobabs remplissent leur destinée…
Je dédie ce poème aux mendiants de la vie
Rencontrés au Mali, si affectueux mais blêmes.
Je résume leur misère, dans ce trop court récit,
Et je prie plein d’espoir pour que leurs rêves germent.
jeudi 2 avril 2009
Lame du mal
Et si c’était la fin…
C’est dans l’anonymat,
Que s’arrête mon chemin.
Et de vie à trépas
Le chant des tourterelles
Des rosées matinales
Compose le chant funèbre
De mon destin fatal.
Et le marbre éternel,
Enveloppe mon tombeau,
Froid, simple et sobre,
Contemplant de la haut,
Ma dernière demeure,
Où se posent mes os
Et ma peau de douleur…
Loin des miens sous la terre,
Assourdit par la mort
Proche des miens dans les airs
Des prières remémorent
Mes amours et mes deuils,
Le gâchis de ma vie.
Pour toujours je suis seul,
Dans l’infâme paradis
Qui contraint mon âme
A glissé sans retour
Au contact des flammes
Punissant ma bravoure.
Je revis, je remeurs,
Méritant châtiments
Et je prie mon malheur,
De souffrir pour mille ans.
L’absence de courage
A terrassé ma foi,
Et je suis fou de rage
Contre toi, contre moi.
N’approche pas le monstre
Que je suis devenu,
Ne pleure pas les astres,
Et leur force ambiguë,
Je ne suis que tristesse
Apaisé de chagrin,
Je ne suis que fadesse
De ce qu’est fait demain.
Et dans les étoiles,
N’espère pas me revoir,
Le soleil comme un voile
Doit cacher mon regard.
Et moi je t’attendrai,
Honteux de ma présence,
Et je prierai les cieux
Et sa grande clémence,
D’épargner tes beaux yeux,
Et d’infliger sentences
À celui qui mérite
Le fruit de ta colère.
A celui qui invite,
Le Péché comme un frère
Et qui n’a comme ami
Que Douleur et Misère.
A celui qui s’inscrit
Dans l’immense livre d’or
De l’histoire de la terre,
Comme le pire des morts.
Expiant une vie de vice
Et du trouble oppressant
Rendu comme un service
Au monde trop impatient.
Je soigne les cicatrices,
De ce cœur palpitant,
Celui de l’univers
Celui de tes enfants…
Mais ne laisse pas faire,
Ces doigts bien trop habiles
Qui pourrissent l’enfer même
De mes bêtises futiles.
Et souris à Lucifer,
Qui détruit dans son antre,
La tumeur ou l’oedème
Qui survit dans mon ventre
Et qui cause sans peine
Un chaos éphémère…
C’est dans l’anonymat,
Que s’arrête mon chemin.
Et de vie à trépas
Le chant des tourterelles
Des rosées matinales
Compose le chant funèbre
De mon destin fatal.
Et le marbre éternel,
Enveloppe mon tombeau,
Froid, simple et sobre,
Contemplant de la haut,
Ma dernière demeure,
Où se posent mes os
Et ma peau de douleur…
Loin des miens sous la terre,
Assourdit par la mort
Proche des miens dans les airs
Des prières remémorent
Mes amours et mes deuils,
Le gâchis de ma vie.
Pour toujours je suis seul,
Dans l’infâme paradis
Qui contraint mon âme
A glissé sans retour
Au contact des flammes
Punissant ma bravoure.
Je revis, je remeurs,
Méritant châtiments
Et je prie mon malheur,
De souffrir pour mille ans.
L’absence de courage
A terrassé ma foi,
Et je suis fou de rage
Contre toi, contre moi.
N’approche pas le monstre
Que je suis devenu,
Ne pleure pas les astres,
Et leur force ambiguë,
Je ne suis que tristesse
Apaisé de chagrin,
Je ne suis que fadesse
De ce qu’est fait demain.
Et dans les étoiles,
N’espère pas me revoir,
Le soleil comme un voile
Doit cacher mon regard.
Et moi je t’attendrai,
Honteux de ma présence,
Et je prierai les cieux
Et sa grande clémence,
D’épargner tes beaux yeux,
Et d’infliger sentences
À celui qui mérite
Le fruit de ta colère.
A celui qui invite,
Le Péché comme un frère
Et qui n’a comme ami
Que Douleur et Misère.
A celui qui s’inscrit
Dans l’immense livre d’or
De l’histoire de la terre,
Comme le pire des morts.
Expiant une vie de vice
Et du trouble oppressant
Rendu comme un service
Au monde trop impatient.
Je soigne les cicatrices,
De ce cœur palpitant,
Celui de l’univers
Celui de tes enfants…
Mais ne laisse pas faire,
Ces doigts bien trop habiles
Qui pourrissent l’enfer même
De mes bêtises futiles.
Et souris à Lucifer,
Qui détruit dans son antre,
La tumeur ou l’oedème
Qui survit dans mon ventre
Et qui cause sans peine
Un chaos éphémère…
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