jeudi 9 avril 2009

Suite des poèmes sur le Mali

Pinasse du temps

Au couleur du Mali la pinasse, nous dévoile
Les rives du Niger, brûlantes de beauté.
Des troupeaux de bétails aux îlots isolés,
La scène éclipserait les défilés d’étoiles.


Et sillonnant le fleuve, recherchant mille merveilles,
Mon regard se perdait dans le flot de l’eau douce.
Et je vois dans les vagues, le reflet du soleil
Faisant briller l’écume, qui maintenant trémousse.


La chaleur étouffante, rendrait cette eau magique
Et le vent pacifique, nous rafraîchit pourtant.
L’espace a invité l’aura soporifique
Qui plonge mon esprit dans un monde rêvant.


Et c’est au raz de l’eau que l’odyssée poursuit
Son épopée limpide au fil du temps glissant.
Et c’est le jour qui guide l’arrivée de la nuit
Aussi fluide que l’air, prompt comme l’harmattan.


Et négligeant sa peine, c’est l’horizon parlant
Qui transmet sa détresse au ciel gris de nuages.
Le soleil dans sa haine ne répond plus présent.
La tiédeur passagère a quitté tout rivage...


Et sortant du sommeil, l’aurore se réveille
Et fait chanter de vie les hardis pâturages,
Transmettant son humeur aux paysages vermeils
Et à la pinasse le son du temps des âges:


« Navigue ! Navigue ami de l’homme et de l’eau,
Je tracerai ta route, sur ce tapis liquide.
Et n’émets aucuns doutes, je suis comme un oiseau
Qui surveille ses proies d’un oeil sur et rapide.
Mon regard illumine les courbes successives
Sans cesse dessinées par les flots harmonieux.
Et toi pinasse, tu vogues et doucement dérives
Sur le fleuve du temps aux remous mélodieux. »

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