Je commence ma série poème du Mali au nombre de trois.
Tous ont été fait sur place, avec mes émotions du moment:
Mes aumôniers
L’aumônier souriant a perdu tout espoir
Dans l’horizon de peine, qu’il côtoie chaque matin.
Il remet dans nos mains le destin de ses soirs
Tous les jours plus sombres et suppliant sans fin.
Son visage rayonnant plein de sincérité,
Les bras tendus bien haut, dans sa quête, sans espoir,
De recevoir bonbons, cadeaux et amitié
D'un inconnu de passage aux dons illusoires.
Les yeux foncés par l’ombre de ses nombreux doutes
Ne cachent pas la flamme qui survit dans son cœur.
Et le miroir de l’âme, de l’aumônier écoute
Notre marche luxueuse, qui éblouit ses peurs.
Et nos regards se croisent en toute dignité.
Je vois un jeune garçon qui n’a même pas dix ans.
Son corps maigre et frêle est bien trop abîmé
Et je me rends compte combien il y a d’enfants…
Je ne supporte plus cette vision d’horreur
Et je rougis de honte, ma santé est trop bonne,
Mes vêtements sont trop propres, comparés aux leurs.
Ma compassion m’exhorte à accepter l’aumône.
Et tendant leurs mains, de Djenné à Mopti,
Accueillant le toubab sans arrières pensées.
Tous m’accompagnent, de Bamako à Tirelli,
Et sous les baobabs remplissent leur destinée…
Je dédie ce poème aux mendiants de la vie
Rencontrés au Mali, si affectueux mais blêmes.
Je résume leur misère, dans ce trop court récit,
Et je prie plein d’espoir pour que leurs rêves germent.
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