Mamie
Mamie,
Toi, si jolie sur les photos muettes,
M’observant de ces yeux qui me sont inconnus,
Ce regard bienveillant que je n’ai trop peu vu,
Fixe mon visage baigné de larmes discrètes.
Mamie,
Toi, si paisible au paradis des anges,
Tes cheveux blancs bouclés, rosaces de beauté,
Flottaient allègrement dans l’air émerveillé
Par l’ultime symphonie de ta voix de mésange.
Mamie,
Toi, si importante dans mon esprit,
Tu es partie trop tôt, je n’ai pu te connaître.
L’ankou trop impatient a dérobé ta vie,
Il voulait te montrer qu’il était mon seul maître.
Mamie,
Toi, qui m’observe à l’heure où je t’écris,
Que penses tu de l’homme que je suis devenu ?
Serais tu fière de moi si tu étais ici,
Ou plus désobligeante avec l’enfant têtu ?
Mamie
Toi qui l’a rejointe, comment va grand père?
Dis lui que son petit-fils pense à lui souvent,
Il parait que j’hérite de son caractère,
Je suis heureux d’entendre pareils compliments !
Mamie,
Toi, qui me rend visite dans mes songes,
Peux tu combler ce vide et ce manque affectif?
Vivre sans grands parents est lassant et me ronge,
Je pense chaque nuit à ton départ hâtif…
Mamie,
Toi, si tendre, si douce, si sage et si belle,
Je t’offre ce poème à l’encre de mon cœur,
Et je dis fort je t’aime à celle qui me manque,
Et qui hante le ciel qu’elle remplit de bonheur.
jeudi 26 février 2009
dimanche 15 février 2009
Fraichement sorti de mes usines encéphaliques.
De souvenir, je n'ai jamais mis autant de temps à finir un poème.
Son écriture s'est étalé sur 3 jours (pas non stop je vous rassure) ayant été interrompu plusieurs fois..
Enfin, je l'ai finalement achevé il y a quoi, une demi-heure environ.
Donc c'est vraiment du: "fini-corrigé-bloggé !""
Sage vieillesse.
C’est tel un flocon qui se pose sans un bruit
Sur le sol endormi dans le froid de l’hiver.
Replongeant dans la nuit, le givre s’accélère,
Le couvrant d’un manteau jusqu’aux lueurs premières
D’un soleil dardant quelques rayons ennemis,
Ou d’un ciel nébuleux et menaçant de pluie.
La couche blanchâtre qui l’obstrue de misère,
Qui obstrue sans une ombre quelques soupçons de vie
Et s’empare de tes sens, ta force et tes cris
Raccourcissant ainsi l’horizon éphémère.
Vois tu dans ce brouillard l’immaculée blancheur
De l’air sans gravité au revêtement de soie?
Ne sens tu pas non plus les battements de ton cœur
Qu’il soit d’or ou de marbre, ou les deux à la fois?
Ne cache pas tes nuits accompagnés de peur,
Mais ressent la saveur de vivre pareille joie.
Ne rougit pas de honte, épargne moi ces pleurs
Le fait de vieillir est irréversible, ma foi !
On le sait depuis toujours sans trop y penser
Jusqu’à voir le décès dans sa forme concrète,
On reconnaît alors que la vie est mal faite
Car la fin de l’être signifie un arrêt.
Celui du cœur, du cerveau, des muscles, de la peau
De l’amour, de la peur, de la vie, du toucher…
Respirer prend l’ampleur des marques d’existence,
Et souffrir, c’est le bonheur d’éprouver des maux.
La douleur est découverte de l’innocence,
Comme écraser la bête, c’est réduire ses souffrances
Quelles absurdités apprend on dans l’enfance…!
Vieillir, c’est marcher dans ce bois vers les minimes,
Aux allées caillouteuses bordées de marronniers.
D’un pas fragile à souple puis irrégulier
Sous l’œil paresseux des platanes magnanimes:
Au départ, le bois est indécemment immense,
Et regorge de vie, de mystère, de beauté.
L’écureuil qui épie ton regard amusé,
Le têtard minuscule, qui gigote en silence,
Les prairies verdoyantes de tulipes et de ronces.
Lumières et merveilles t’attirent dans la transe,
Féerique, fantastique, paradis de l’enfance.
Vois tu comment ce monde efface tant de grâce?
La marche vers les cieux de l’horizon glacial
Ou la marche de vie vers le haut piédestal
Ignore la nature et l’antre de son palace.
Les arbres dénudés de ces feuilles joviales,
Le colvert qui recherche insectes ou limaces,
Et les pas pressés au semblant de course au graal..
Étrange est l’homme au rang d’étranger dans la place.
La canne du vieillard, son bâton de sagesse,
S’abat sur le sol à la tiédeur retrouvé.
Et de ses yeux usés, il voit des vérités
Que l’âge englouti dans le livre de la terre:
La tige d’une feuille qui tous les jours s’affaissent
Sous le poids alourdit des abeilles ouvrières.
La libellule en vol qui éblouit le ciel
Et qui déploie ses ailes dans l’écume de l’air.
Le cygne dans sa ronde forme un sillon vermeil
Le reflet du soleil l’embaume de lumière.
Ô combien merveilleux, son aura sans misères
Inscrit dans les paupières du vénérable sage,
L’éclat de sa jeunesse sur le chemin des âges.
Vieillesse qui nous redonne espoir et beauté
Vois tu comme l’on vit dans un monde enchanté.
Un monde qu’on détruit dans le sang dans la sève,
Vieillesse aux miroirs de vérité, illumine
Et guide donc ce monde au travers de tes rêves.
Ne laisse pas Vincennes et son lac des minimes
Devenir le berceau de l’hiver chaotique.
Préserve la nature et ce jardin sublime
Des errements humains et sa candeur tragique.
De souvenir, je n'ai jamais mis autant de temps à finir un poème.
Son écriture s'est étalé sur 3 jours (pas non stop je vous rassure) ayant été interrompu plusieurs fois..
Enfin, je l'ai finalement achevé il y a quoi, une demi-heure environ.
Donc c'est vraiment du: "fini-corrigé-bloggé !""
Sage vieillesse.
C’est tel un flocon qui se pose sans un bruit
Sur le sol endormi dans le froid de l’hiver.
Replongeant dans la nuit, le givre s’accélère,
Le couvrant d’un manteau jusqu’aux lueurs premières
D’un soleil dardant quelques rayons ennemis,
Ou d’un ciel nébuleux et menaçant de pluie.
La couche blanchâtre qui l’obstrue de misère,
Qui obstrue sans une ombre quelques soupçons de vie
Et s’empare de tes sens, ta force et tes cris
Raccourcissant ainsi l’horizon éphémère.
Vois tu dans ce brouillard l’immaculée blancheur
De l’air sans gravité au revêtement de soie?
Ne sens tu pas non plus les battements de ton cœur
Qu’il soit d’or ou de marbre, ou les deux à la fois?
Ne cache pas tes nuits accompagnés de peur,
Mais ressent la saveur de vivre pareille joie.
Ne rougit pas de honte, épargne moi ces pleurs
Le fait de vieillir est irréversible, ma foi !
On le sait depuis toujours sans trop y penser
Jusqu’à voir le décès dans sa forme concrète,
On reconnaît alors que la vie est mal faite
Car la fin de l’être signifie un arrêt.
Celui du cœur, du cerveau, des muscles, de la peau
De l’amour, de la peur, de la vie, du toucher…
Respirer prend l’ampleur des marques d’existence,
Et souffrir, c’est le bonheur d’éprouver des maux.
La douleur est découverte de l’innocence,
Comme écraser la bête, c’est réduire ses souffrances
Quelles absurdités apprend on dans l’enfance…!
Vieillir, c’est marcher dans ce bois vers les minimes,
Aux allées caillouteuses bordées de marronniers.
D’un pas fragile à souple puis irrégulier
Sous l’œil paresseux des platanes magnanimes:
Au départ, le bois est indécemment immense,
Et regorge de vie, de mystère, de beauté.
L’écureuil qui épie ton regard amusé,
Le têtard minuscule, qui gigote en silence,
Les prairies verdoyantes de tulipes et de ronces.
Lumières et merveilles t’attirent dans la transe,
Féerique, fantastique, paradis de l’enfance.
Vois tu comment ce monde efface tant de grâce?
La marche vers les cieux de l’horizon glacial
Ou la marche de vie vers le haut piédestal
Ignore la nature et l’antre de son palace.
Les arbres dénudés de ces feuilles joviales,
Le colvert qui recherche insectes ou limaces,
Et les pas pressés au semblant de course au graal..
Étrange est l’homme au rang d’étranger dans la place.
La canne du vieillard, son bâton de sagesse,
S’abat sur le sol à la tiédeur retrouvé.
Et de ses yeux usés, il voit des vérités
Que l’âge englouti dans le livre de la terre:
La tige d’une feuille qui tous les jours s’affaissent
Sous le poids alourdit des abeilles ouvrières.
La libellule en vol qui éblouit le ciel
Et qui déploie ses ailes dans l’écume de l’air.
Le cygne dans sa ronde forme un sillon vermeil
Le reflet du soleil l’embaume de lumière.
Ô combien merveilleux, son aura sans misères
Inscrit dans les paupières du vénérable sage,
L’éclat de sa jeunesse sur le chemin des âges.
Vieillesse qui nous redonne espoir et beauté
Vois tu comme l’on vit dans un monde enchanté.
Un monde qu’on détruit dans le sang dans la sève,
Vieillesse aux miroirs de vérité, illumine
Et guide donc ce monde au travers de tes rêves.
Ne laisse pas Vincennes et son lac des minimes
Devenir le berceau de l’hiver chaotique.
Préserve la nature et ce jardin sublime
Des errements humains et sa candeur tragique.
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