jeudi 15 janvier 2009

Les maux du soleil => pour les enfants de la lune.

Le prochain poème est assez spécial dans son écriture.
Je m'explique, alors que j'écrivais sans grande inspiration, j'étais pendant un moment perdu dans mon écrit, je n'allais nulle part, je ne trouvais pas mes mots, c'était pas formidable..
Bref, soudain en me relisant, j'ai compris qu'involontairement, ça pouvait presque donner quelque chose d'intéressant avec des petits remaniements. Et le thème des "enfants de la lune" m'est apparut.
J'avoue avoir un peu parcourut le net pour connaître un peu mieux cette maladie, je savais que c'était souvent des enfants qui ne pouvaient vivre le jour. Et c'est ainsi que je me suis mis dans la peau d'un de ces enfants. Sans prétendre pouvoir comprendre ce que ça fait, certes, mais en essayant néanmoins d'imaginer comment on pouvait le vivre.
Enfin, voilà ce que ça donne au final:



LES MAUX DU SOLEIL


Ô Soleil, pénétrant la pièce tu révèles
De tes ailes infinies la forme d’un mur.
Ambré de tes caresses, libéré du sommeil
Tu gommes chaque nuit en parcourant le ciel
Déverser ton amour qui nourrit la nature
Et fleurit de tendresse, tes prairies de verdure.


Je me lève étourdit par tes doux battements
Réchauffant l’espace envahit de ma tristesse.
Tu brises la glace de mon cœur larmoyant,
Sous sa carapace navigue indécemment
Détresse et maladresse, l’écho de mes tourments.


Si je pouvais voler dans l’azur que tu peints,
J’irais sur les sommets contempler tout ce vide
Défier ce désarroi qui tous les jours me guide,
Armé de détresse de glace, je suis serein.
Je te pointerais du doigt et rugirait mon ode
Au rythme de mes larmes asséchées mais chaudes:


« Ô chaleur, Ô soleil, n’éclaire pas, j’implore
Laisse les ténèbres dominées ta bravoure,
Regarde dans mes yeux, tu ne vois pas l’amour,
Mais simplement l’aveu de ma peur de l’aurore.


Ô chaleur, Ô soleil, ne brûle pas, j’implore
Je souhaite que la nuit exerce mes prières,
Que la lune resplendisse aussi de lumière,
Empêche tes rayons de maltraiter mon corps.


Ô chaleur, Ô soleil, puis je compter sur toi?
Tes ailes sont piquantes et abîment ma peau
Ta puissance est telle que je suis en lambeau
Et sans mon courage, je ne vivrais plus je crois...


Ô chaleur, Ô soleil, ne vole pas, j’implore
Me reconnais tu? Je suis enfant de la lune
Et chaque jour qui passe est un jour qui me ruine,
Et encore je me cache, pour éviter la mort.


Ô mon désespoir soleil, ma vie est misère

Abandonné des cieux, solitaire et malade.
Je place dans ma bouche une cigale en jade
Et fais mes adieux à l’heure du rayon vert. »

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