L’Allée couverte du chêne-hut de l’époque néolithique abritait une ou plusieurs familles. Ils vivaient de la chasse et de la cueillette. Des armes en silex ont notamment été retrouvées sous l’abri que formaient les dolmens.
L’Allée couverte
Désolé de silence, l’Allée couverte hésite
Entre l’épais brouillard et l’horizon glacial.
Et c’est figé dans l’antre de pierres tombales
Que je vis d’eau bénite.
Adossé au chêne-hut contemplant le granit
J’entends à présent la voix d’un homme, brut, spectral
Dont le souffle m’étouffant résonne sans mal
L’écho qui m’évite.
La roche verticale, froide de sentiments
Colmate ses fissures du son de ces enfants,
Des silex qu’il taille ou des champignons qu’il cueille
Sous un tapis de feuilles.
L’air est trop lourd pour ma solitude d’ermite,
Isolé pour les hommes, pas pour les écureuils,
dont le vif regard guide mon recueil
D‘un passé qui m‘invite.
Quittant le sanctuaire de mes pas altérés,
Du chant des chimères, et de l’absence de bruit,
L’obscure douceur soudainement ravivée
Et de nouveau je fuis.
Tout comme Aaron le saint, solitaire et calme,
Nous nous en allons, panser…, ma détresse et moi
Montant sur la colline, de tristesse en joie,
…mon saignement de l’âme.
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