Nouvelle Hyper-production de J@ri !
Une rapidité déroutante pour cette écriture.
J'ai cru le bacler, mais finalement, j'ai pu exposer ce que je souhaitais.
Bonne lecture !
Angoisse.
Et drapée d’une soie blanche étouffant liberté,
Elle enveloppe la chaire, sans l’ombre d’un murmure.
Et pareille à l’eau qui ruisselle entre les roches,
En masse unie mais discrète en rapidité.
Fluide combinant vitesse et limpidité,
Ses secrets érosifs n’en créent pas moins l’usure.
L’usure du lit ou celle d’un temps caché,
Où la mémoire des mondes guident son approche
Furtive et réservée devinant les faiblesses
D’un corps ombré de rien, proche de la rupture.
Et lutter contre elle, c’est lutter contre soi-même.
Doit on se sacrifier pour vaincre le fléau?
Ou contourner sa force en évitant les germes
Et les frissons de mort qui asphyxient le cœur?
Qu’il eu été simple, si l’on devenait ruisseau,
D’édifier des barrages, et quitter ce teint blême,
Et donc sans dommages, on isolerait la peur.
Cet espoir est vicieux, oublie moi donc ce rêve.
Ce mal te dépasse et trace tes cicatrices,
Tous tes soucis s’entassent, regarde ce nuage.
Cette ombre c’est l’angoisse, qui vient et te ravage.
Les gouttes de l’angoisse, acide d’injustice
Traverse ta peau jusque ton âme écorché
Impulse dans ton cœur le rythme des frayeurs,
Délivre dans ton être des soupçons d’anxiété,
Et rejaillit dehors sous l’aspect de sueurs.
Protège toi de ces gouttes, esquive leurs douceurs.
Moi je suis déjà mort, ce ruisseau c’est mon corps,
Nourrit de ce nuage, un aurore, un hiver,
Un siècle, puis deux, une éternité de douleur,
Emprisonné tu meurs et tu deviens rivière…
Ne te laisse pas charmer par ce flot tranquille,
Scintillant de lumière, absorbant ton bonheur.
L’angoisse est un chasseur dangereux et hostile
Qui lit dans tes prières l’aveu de tes erreurs,
Et fait de ton malheur une vie sans idylles.
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