hello, hello !
Je poste un poème écrit au mois de novembre.
En réalité, je suis en train d'apprendre à écrire vite, car j'ai peu de temps.
Et le mois de décembre est plutôt pas mal en terme de rendements.
D'autres vont donc suivre très bientôt ! :)
L'utopie du juste
pourquoi dans l'utérus n'avons nous pas le choix
d'être beau comme Vénus, grand et fort à la fois ?
moi j'envie un cyclope, plus stupide et rêveur
ignorant que la terre est un bus sans chauffeur.
Moi je veux être Voltaire, philosophe, littéraire,
et puis aussi artiste, colorant des eaux pures.
Et je veux être métisse, prophète et visionnaire
et parcourir les mers, découvrir la nature.
Puis je serai savant, j'aimerai enseigner
une matière unique que j'aurai inventée.
Loin des mathématiques et ses bouffées de chaleur,
Je diffuserai la paix dans ce monde sans bonheur.
l'histoire me décrira comme un homme de vertu,
J'aurai trouvé la gloire au côté de Gandhi.
Ma tombe sera fleurit, et je verrai Jésus
et des choeurs de colombes chanteront mes récits.
pourquoi dans l'utérus n'avons nous pas le choix
d'être Ulysse quelques fois, être dieu, ou bien roi?
Je changerai le lys pour la lyre d'hermès,
Je bannirai à vie toute notion de tristesse.
Tant pis ! Tous ces fantasmes sombreront dans l'oubli...
pour pas que ça se fasse, alors je les écris.
Mais ma mémoire efface tous les jours un peu plus
mes rêves égoïstes, mon utopie du juste.
Rousseau avait raison, la société malsaine
corrompt la destinée de nos fils les plus fiers.
Je parle d'une société où c'est l'argent qui règne
en monnayant la haine dans l'esprit de nos frères.
E4NS, 22 nov. 2009
lundi 21 décembre 2009
samedi 7 novembre 2009
Un air de Mali (hommage à ce merveilleux pays)
En voici un qui me tient particulièrement à coeur, et dans mon agenda surchargé, j'ai pris le temps d'écrire un peu. Je sentais qu'il était nécessaire pour moi de rendre une sorte d'hommage à un pays, à un peuple qui m'a profondément aidé à me comprendre, qui m'a ouvert les yeux, qui m'a appris à prendre du recul sur tout un tas de choses.
En bref, je n'ai que des bons souvenirs du Mali.
Un air de Mali
Une brise d'air s'engouffre dans la lancée du car,
les rideaux verts s’essoufflent dans une danse effrénée,
se trémoussent et se cambre sous le poids des beautés
du paysage changeant sous nos curieux regard.
Le sol chaud, rouge ambré, réfléchit le miroir
d'un paradis d'espoir que rien n'a saccagé,
Puis on lève les yeux vers ce ciel clair et pur
d'un bleu si transparent qu'il réinvente l'azur.
Et le soleil médite sur les ombres des arbres
dardant quelques rayons absorbés par le sol.
et la chaleur s'échappe comme d'un candélabre
dont la flamme bouillante plane dans son envol.
Ainsi les baobabs survivent dans ce sable
où chacun des enfants a un jour mis le pied.
Un ballon, un toubab, et ce monde agréable
a noyé le palpable dans une mer de gaieté.
S'agitant en tout sens, sincère est leur sourire
et soudain le désert s'est aussi mis à rire,
car les voir enchanté en toute simplicité
est un plaisir unique que je ne peux décrire.
Les mots les plus pudiques seraient bien trop grossiers
et les plus excentriques n'ont pas du voyager.
Alors pour toi Mali, contemple ce poème
qui n'a même pas la force au travers de ces phrases
de mettre un peu d'emphase dans mes rimes bohèmes,
mais rappeler à tous les histoires des telems
pimentant nos soirées sur le toit des hautes cases .
Et les yeux vers le ciel, ces légendes d'un autre âge
dessinaient dans nos rêves les formes du sommeil,
sous un millier d'étoiles au pays des merveilles.
Une brise d’air s’engouffre dans le bus, par le toit.
dans l’atmosphère ambiante, c’est comme un doux massage
qui caressent nos cheveux et cache notre visage
de la tranquillité qui règne ici en roi.
Les images qui défilent éveillent tous nos sens
comme les ânes en chantant nous réveillent par chance.
Les jours sont trop courts, inutile de dormir;
Un clin d’oeil insouciant des villages hauts perchés,
nous rappelle subtilement ce qu'il reste à gravir,
et la terre est si belle ainsi vue des sommets.
C'est un monde en dentelle, raffiné et fragile
qui voit grandir le riz, le karité, le mil
sous l'effort de ces femmes aux hanches abîmées,
par la bravoure d'hommes forts, épanchant mille courages,
que ce soit dans les champs, sur le sable, les rochers,
ou même sur le Niger aux paisibles rivages,
Et la pinasse navigue sur quelques siècles d'âges.
On ressent la magie, onctueuse et éphémère
dans l'écume de l'air, elle plane tel un oiseau,
sur la courbe des vagues, elle vogue sur les flots
d'un soleil accouchant de splendides lumières.
Puis des pêcheurs bozos agitent leurs pagaies
et d'un mouvement agile remontent leurs filets.
Un air de paradis envahit l'atmosphère
alors que la pinasse poursuit son odyssée.
On s'amuse ou on bronze dans ce décor unique
et parfois même on dort, les rêves y sont magiques.
Les contrées authentiques où rire est naturel,
personne ne s'attendait à cette ambiance virtuelle,
la haine y est proscrite et l'amitié nous lie
à jamais et toujours, gravé dans nos esprits.
Une brise d'air exhorte les pirogues de nos âmes
à voguer sans retour, les yeux bercés de larmes.
Et jusqu'au dernier jour, les souvenirs qu'on égraine
ont inscrit ce séjour au panthéon des rêves.
Point trop de longs discours, divines sont les maliennes,
l'eldorado Niger nous a remplit de fièvres.
Et que dire des maliens, aux désirs enfantins,
ces marchands de bonheurs aux sourires de lutins.
Ama le député, toujours prêt à zouker,
Ino le guérisseur et dogon a ses heures,
Baba notre marin, et parfois même pêcheur,
Tigué le cuisinier, auteur de fins gourmets,
Alkoye le grand charmeur, régnant sur Tombouctou,
Ambigou le dompteur des falaises escarpées,
Et Vié notre chauffeur, tête brûlée du désert,
Un grand merci à tous, au nom des toubabous.
Découvrir le Mali et sa grandeur solaire
son peuple bienveillant, ses délices culinaires,
son histoire, sa culture, ses langues mélodieuses,
a remplit nos mémoires, d'une peinture joyeuse:
du frisson d'une mangue, juteuse de plaisir
aux zébu et aux ânes, gardons le souvenir
d'une épopée heureuse, tranquille et lumineuse...
et l'astre dans le ciel nous faisait tant rougir
au bord de la piscine, nos peaux rendus martyrs
écumaient l'aventure de deux semaines radieuses.
Il y a dans l'atmosphère comme un air de Mali
un rayon de lumière dans le ciel de Paris.
Le paradis sur Terre aux lueurs harmonieuses
a posé ses frontières où l'amour a pris vie.
achevé le samedi 7 nov. 2009
E4NS
En bref, je n'ai que des bons souvenirs du Mali.
Un air de Mali
Une brise d'air s'engouffre dans la lancée du car,
les rideaux verts s’essoufflent dans une danse effrénée,
se trémoussent et se cambre sous le poids des beautés
du paysage changeant sous nos curieux regard.
Le sol chaud, rouge ambré, réfléchit le miroir
d'un paradis d'espoir que rien n'a saccagé,
Puis on lève les yeux vers ce ciel clair et pur
d'un bleu si transparent qu'il réinvente l'azur.
Et le soleil médite sur les ombres des arbres
dardant quelques rayons absorbés par le sol.
et la chaleur s'échappe comme d'un candélabre
dont la flamme bouillante plane dans son envol.
Ainsi les baobabs survivent dans ce sable
où chacun des enfants a un jour mis le pied.
Un ballon, un toubab, et ce monde agréable
a noyé le palpable dans une mer de gaieté.
S'agitant en tout sens, sincère est leur sourire
et soudain le désert s'est aussi mis à rire,
car les voir enchanté en toute simplicité
est un plaisir unique que je ne peux décrire.
Les mots les plus pudiques seraient bien trop grossiers
et les plus excentriques n'ont pas du voyager.
Alors pour toi Mali, contemple ce poème
qui n'a même pas la force au travers de ces phrases
de mettre un peu d'emphase dans mes rimes bohèmes,
mais rappeler à tous les histoires des telems
pimentant nos soirées sur le toit des hautes cases .
Et les yeux vers le ciel, ces légendes d'un autre âge
dessinaient dans nos rêves les formes du sommeil,
sous un millier d'étoiles au pays des merveilles.
Une brise d’air s’engouffre dans le bus, par le toit.
dans l’atmosphère ambiante, c’est comme un doux massage
qui caressent nos cheveux et cache notre visage
de la tranquillité qui règne ici en roi.
Les images qui défilent éveillent tous nos sens
comme les ânes en chantant nous réveillent par chance.
Les jours sont trop courts, inutile de dormir;
Un clin d’oeil insouciant des villages hauts perchés,
nous rappelle subtilement ce qu'il reste à gravir,
et la terre est si belle ainsi vue des sommets.
C'est un monde en dentelle, raffiné et fragile
qui voit grandir le riz, le karité, le mil
sous l'effort de ces femmes aux hanches abîmées,
par la bravoure d'hommes forts, épanchant mille courages,
que ce soit dans les champs, sur le sable, les rochers,
ou même sur le Niger aux paisibles rivages,
Et la pinasse navigue sur quelques siècles d'âges.
On ressent la magie, onctueuse et éphémère
dans l'écume de l'air, elle plane tel un oiseau,
sur la courbe des vagues, elle vogue sur les flots
d'un soleil accouchant de splendides lumières.
Puis des pêcheurs bozos agitent leurs pagaies
et d'un mouvement agile remontent leurs filets.
Un air de paradis envahit l'atmosphère
alors que la pinasse poursuit son odyssée.
On s'amuse ou on bronze dans ce décor unique
et parfois même on dort, les rêves y sont magiques.
Les contrées authentiques où rire est naturel,
personne ne s'attendait à cette ambiance virtuelle,
la haine y est proscrite et l'amitié nous lie
à jamais et toujours, gravé dans nos esprits.
Une brise d'air exhorte les pirogues de nos âmes
à voguer sans retour, les yeux bercés de larmes.
Et jusqu'au dernier jour, les souvenirs qu'on égraine
ont inscrit ce séjour au panthéon des rêves.
Point trop de longs discours, divines sont les maliennes,
l'eldorado Niger nous a remplit de fièvres.
Et que dire des maliens, aux désirs enfantins,
ces marchands de bonheurs aux sourires de lutins.
Ama le député, toujours prêt à zouker,
Ino le guérisseur et dogon a ses heures,
Baba notre marin, et parfois même pêcheur,
Tigué le cuisinier, auteur de fins gourmets,
Alkoye le grand charmeur, régnant sur Tombouctou,
Ambigou le dompteur des falaises escarpées,
Et Vié notre chauffeur, tête brûlée du désert,
Un grand merci à tous, au nom des toubabous.
Découvrir le Mali et sa grandeur solaire
son peuple bienveillant, ses délices culinaires,
son histoire, sa culture, ses langues mélodieuses,
a remplit nos mémoires, d'une peinture joyeuse:
du frisson d'une mangue, juteuse de plaisir
aux zébu et aux ânes, gardons le souvenir
d'une épopée heureuse, tranquille et lumineuse...
et l'astre dans le ciel nous faisait tant rougir
au bord de la piscine, nos peaux rendus martyrs
écumaient l'aventure de deux semaines radieuses.
Il y a dans l'atmosphère comme un air de Mali
un rayon de lumière dans le ciel de Paris.
Le paradis sur Terre aux lueurs harmonieuses
a posé ses frontières où l'amour a pris vie.
achevé le samedi 7 nov. 2009
E4NS
jeudi 29 octobre 2009
Nouveau poème sur la mort (inspiration soudaine et créatrice)
En attente d'un poème qui m'est cher (manque de temps en ce moment), en voici un que j'ai du faire en une quarantaine de minutes.
chronologie fantaisiste du dernier acte
et maintenant je vais mourir,
je n'aurai même pas eu d'enfants,
entendre leurs éclats de rire
fut-il le pire des châtiments?
Un long voyage a commencé,
un aller simple vers l'inconnu,
et tous les jours j'y ai pensé
jusqu'à même dompter l'imprévu.
la destinée, un jeu futile
ou un coup de dé par erreur
a basculé l'instant fragile
dans un jeu de cartes sans coeurs.
puis la musique m'a escorté
dans les ténèbres sans lumière
et l'aventure s'est terminée
les anges ont fermé mes paupières.
je n'ai pas pu voir toutes ces femmes
aux robes tristes et monochromes,
pas plus que l'évasion de l'âme
quittant mon corps de petit homme.
et même les binious ont pleuré
des notes de mélancolie,
et les bombardes ont hululé
en l'honneur de ma nouvelle vie.
tout le jour, tulipes noires et roses
ont décoré mon paradis.
et les pétales dansent en osmose
au son de l'ultime symphonie.
29/10/09
E4NS
chronologie fantaisiste du dernier acte
et maintenant je vais mourir,
je n'aurai même pas eu d'enfants,
entendre leurs éclats de rire
fut-il le pire des châtiments?
Un long voyage a commencé,
un aller simple vers l'inconnu,
et tous les jours j'y ai pensé
jusqu'à même dompter l'imprévu.
la destinée, un jeu futile
ou un coup de dé par erreur
a basculé l'instant fragile
dans un jeu de cartes sans coeurs.
puis la musique m'a escorté
dans les ténèbres sans lumière
et l'aventure s'est terminée
les anges ont fermé mes paupières.
je n'ai pas pu voir toutes ces femmes
aux robes tristes et monochromes,
pas plus que l'évasion de l'âme
quittant mon corps de petit homme.
et même les binious ont pleuré
des notes de mélancolie,
et les bombardes ont hululé
en l'honneur de ma nouvelle vie.
tout le jour, tulipes noires et roses
ont décoré mon paradis.
et les pétales dansent en osmose
au son de l'ultime symphonie.
29/10/09
E4NS
jeudi 24 septembre 2009
Très court
La banale histoire d'une tempête soudaine.
Te demandes tu pourquoi tout se passe mal?
L'orage menace et gronde...
Tu ne contrôles pas ton rugissement bestial.
...et quelques arbres tombent.
Il fut un matin froid où l'aurore paresseuse
prolongeait les ténèbres dans son lit de nuage.
Elle avait de la fièvre et une stupeur curieuse
Sans aucunes surprises, c'était un jour d'orage.
Elle abattit donc sur son globe de cauchemars,
Les pires souffrances, plus ignobles que Pandore.
Des torrents de fraîcheur et des nappes de brouillard
envahirent ma demeure dans une odeur de mort...
Mais quel est donc ce monde qui n'existe pas?
Le vide parle au silence...
Je flotte dans l'espace où le néant me voit.
...et l'on vole ma conscience.
Te demandes tu pourquoi tout se passe mal?
L'orage menace et gronde...
Tu ne contrôles pas ton rugissement bestial.
...et quelques arbres tombent.
Il fut un matin froid où l'aurore paresseuse
prolongeait les ténèbres dans son lit de nuage.
Elle avait de la fièvre et une stupeur curieuse
Sans aucunes surprises, c'était un jour d'orage.
Elle abattit donc sur son globe de cauchemars,
Les pires souffrances, plus ignobles que Pandore.
Des torrents de fraîcheur et des nappes de brouillard
envahirent ma demeure dans une odeur de mort...
Mais quel est donc ce monde qui n'existe pas?
Le vide parle au silence...
Je flotte dans l'espace où le néant me voit.
...et l'on vole ma conscience.
mardi 1 septembre 2009
Ma nouvelle tour de pierre
après deux mois sans la moindre écriture, on reprend du service !
Ma nouvelle tour de pierre
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre,
le panorama du monde s'étale paresseusement.
Les bruyères marines et leur charme austère,
profitent de la marée pour pavoiser gaiement.
La mer s'est retirée, acte d'adultère,
pour rejoindre effronté son vieux père océan.
L'odeur de sel, d'algues et surtout de mystère
accompagnent mes yeux emporté par le vent.
Le sable soulevé vient frapper mes paupières
jaloux de rencontrer mon regard fuyant.
Et soudain je me rends comptes a quel point l'univers
demeure infini et si petit pourtant.
Une image insolite se révèle et me choque: c'est l'enfer
l'eau de vie s'est amarrée plus loin, simplement.
Et je vois dans ce sable, des âmes poussières
privés de paradis et d'un calme luxuriant.
Les rugissements du vent, sa voix de misère,
se greffe telle une sangsue à ma poche de sang,
et cet éclair de vie, cet éclair de lumière,
transporte mon esprit charmé par l'élément.
Perché du haut de ma nouvelle tour éphémère,
je contemple la plage et mes amis volants.
Un nuage, un orage, et une brise de mer
me fait quitter soudain ce rivage accueillant.
L'éternel n'a pas le temps de faire ses prières,
l'envol a prit fin pour une courte escale.
Un parterre de fleur, un bouquet de bruyère,
je me loge à présent sous une froide pierre tombale.
Ci-gît un oncle, un mari, un frère,
c'est la dernière vision de mon destin fatal.
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre
mon corps a perdu son instinct animal.
Le panorama du monde se réduit au cimetière
et je ne vois même plus le soleil se couchant.
La nature se réduit à cette couronne mortuaire,
synthétique et solitaire pour un marin dormant.
30/08/09
Ma nouvelle tour de pierre
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre,
le panorama du monde s'étale paresseusement.
Les bruyères marines et leur charme austère,
profitent de la marée pour pavoiser gaiement.
La mer s'est retirée, acte d'adultère,
pour rejoindre effronté son vieux père océan.
L'odeur de sel, d'algues et surtout de mystère
accompagnent mes yeux emporté par le vent.
Le sable soulevé vient frapper mes paupières
jaloux de rencontrer mon regard fuyant.
Et soudain je me rends comptes a quel point l'univers
demeure infini et si petit pourtant.
Une image insolite se révèle et me choque: c'est l'enfer
l'eau de vie s'est amarrée plus loin, simplement.
Et je vois dans ce sable, des âmes poussières
privés de paradis et d'un calme luxuriant.
Les rugissements du vent, sa voix de misère,
se greffe telle une sangsue à ma poche de sang,
et cet éclair de vie, cet éclair de lumière,
transporte mon esprit charmé par l'élément.
Perché du haut de ma nouvelle tour éphémère,
je contemple la plage et mes amis volants.
Un nuage, un orage, et une brise de mer
me fait quitter soudain ce rivage accueillant.
L'éternel n'a pas le temps de faire ses prières,
l'envol a prit fin pour une courte escale.
Un parterre de fleur, un bouquet de bruyère,
je me loge à présent sous une froide pierre tombale.
Ci-gît un oncle, un mari, un frère,
c'est la dernière vision de mon destin fatal.
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre
mon corps a perdu son instinct animal.
Le panorama du monde se réduit au cimetière
et je ne vois même plus le soleil se couchant.
La nature se réduit à cette couronne mortuaire,
synthétique et solitaire pour un marin dormant.
30/08/09
mercredi 27 mai 2009
Et deux pour le prix d'un !
Celui-ci est beaucoup plus récent, c'est le dernier écrit ..
Je continue mon objectif "original changement de style", mais ça reste insuffisant. Contexte d'écriture difficile pour pleins de raisons..
Lettre ouverte à l’être inconnu.
Ceci est une lettre adressée à l’Ankou:
Toi, la bête perfide, j’apprends à te connaître.
Est-ce une vocation, un plaisir ou un courroux
Qui coule dans ton sang, qui survit dans ton être?
Ton odeur est fétide, on sens quand tu arrives.
Le frisson parcourant notre échine est un signe.
Et doucement l’on sait que l’univers dérive
Que notre sang se fige, sous ton regard indigne.
Et même la nature, paraît moins enchantée,
Quand tu traînes ta faux dans les allées brumeuses.
La verdure de l’herbe grise sous tes pieds
Et les forêts vieillissent, de ta marche furieuse.
Les branches désertées par des moineaux aphones
Oublient leur guilleri au profit du silence.
Paralysés par toi et par ta Perséphone
Ils épient immobiles, tes gestes avec méfiance.
Et toi tu continues ton chemin de victimes,
Parsemé de tristesse et entaché d’impasses.
Tu fixes notre destin sur ta route du crime
Sur les rives du Styx où ta honte s’entasse.
Mais je sais à présent que tu n’es pas tout seul.
Un tel abattage nécessite de l’aide.
Et sous diverses formes, tu vêtis de linceuls
Des hommes de tout âge, aux causes que je plaide.
Que tu sois Osiris, Hadès ou Lucifer,
Je prêterai serment, et tu ne tueras point.
À la dernière messe, ton règne prendra fin…
Et l‘enfer, ton palace; de glace recouvert
Brûlera les larmes dérobées des défunts.
23/05/09
Je continue mon objectif "original changement de style", mais ça reste insuffisant. Contexte d'écriture difficile pour pleins de raisons..
Lettre ouverte à l’être inconnu.
Ceci est une lettre adressée à l’Ankou:
Toi, la bête perfide, j’apprends à te connaître.
Est-ce une vocation, un plaisir ou un courroux
Qui coule dans ton sang, qui survit dans ton être?
Ton odeur est fétide, on sens quand tu arrives.
Le frisson parcourant notre échine est un signe.
Et doucement l’on sait que l’univers dérive
Que notre sang se fige, sous ton regard indigne.
Et même la nature, paraît moins enchantée,
Quand tu traînes ta faux dans les allées brumeuses.
La verdure de l’herbe grise sous tes pieds
Et les forêts vieillissent, de ta marche furieuse.
Les branches désertées par des moineaux aphones
Oublient leur guilleri au profit du silence.
Paralysés par toi et par ta Perséphone
Ils épient immobiles, tes gestes avec méfiance.
Et toi tu continues ton chemin de victimes,
Parsemé de tristesse et entaché d’impasses.
Tu fixes notre destin sur ta route du crime
Sur les rives du Styx où ta honte s’entasse.
Mais je sais à présent que tu n’es pas tout seul.
Un tel abattage nécessite de l’aide.
Et sous diverses formes, tu vêtis de linceuls
Des hommes de tout âge, aux causes que je plaide.
Que tu sois Osiris, Hadès ou Lucifer,
Je prêterai serment, et tu ne tueras point.
À la dernière messe, ton règne prendra fin…
Et l‘enfer, ton palace; de glace recouvert
Brûlera les larmes dérobées des défunts.
23/05/09
Las
Voici un vieux poème retrouvé par hasard..
C'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais bon.. je le mets tout de même.
Las
Je suis las… Las de moi, fatigué d’être ainsi.
Sur de ce que je suis, ma confiance est façade.
Mon sourire est malade et ma voix ne poursuit
Que ce cri infernal, déchirant et maussade,
Que l’ombre de la nuit disperse sans un mal.
Orphée me guide en épargnant tous jugements
À l’heure où le vide s’éveille doucement,
Et sa lyre enchantée rend ma nuit moins banale.
Je suis las… et fâché avec mon propre esprit,
D’habitude si simple et apprécié d’autrui.
Entre souhaits et pensées, des méandres tortueux
Façonnent mon âme en un chemin dangereux.
Où le fils d’Éthra, lui-même se perdrait
Dans le labyrinthe forgé de mon cerveau,
Où l’espace d’un rêve, je suis un torero
Chassant ma propre peine, qui me délivrerait.
Je suis las… déprimé et sûrement contagieux.
Je regarde inanimé l’image risible,
Que me transmet sans honte, le miroir à mes yeux.
Pathétique et livide, immonde, pale, insipide…
Et mes paupières closes, je me sens plus léger
Je repars en symbiose dans mon état nocturne
Effrayer les étoiles, amoureuses de la lune
Et hanter, sans vergogne, Madame Éternité.
Je suis las… et je pense, réfléchis, imagine,
Enfermé dans le doute, privé de solutions.
Je médite, m’introspecte, et le jour redessine
Sous le seuil de la porte, ma lumière de frisson.
Crédule ou éreinté, je pardonne au rayon
Qui éblouit mon cœur de ses tièdes brûlures.
Ce cœur est silencieux, encore froid et dur…
Je traverse le mur en voix de guérison…
C'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais bon.. je le mets tout de même.
Las
Je suis las… Las de moi, fatigué d’être ainsi.
Sur de ce que je suis, ma confiance est façade.
Mon sourire est malade et ma voix ne poursuit
Que ce cri infernal, déchirant et maussade,
Que l’ombre de la nuit disperse sans un mal.
Orphée me guide en épargnant tous jugements
À l’heure où le vide s’éveille doucement,
Et sa lyre enchantée rend ma nuit moins banale.
Je suis las… et fâché avec mon propre esprit,
D’habitude si simple et apprécié d’autrui.
Entre souhaits et pensées, des méandres tortueux
Façonnent mon âme en un chemin dangereux.
Où le fils d’Éthra, lui-même se perdrait
Dans le labyrinthe forgé de mon cerveau,
Où l’espace d’un rêve, je suis un torero
Chassant ma propre peine, qui me délivrerait.
Je suis las… déprimé et sûrement contagieux.
Je regarde inanimé l’image risible,
Que me transmet sans honte, le miroir à mes yeux.
Pathétique et livide, immonde, pale, insipide…
Et mes paupières closes, je me sens plus léger
Je repars en symbiose dans mon état nocturne
Effrayer les étoiles, amoureuses de la lune
Et hanter, sans vergogne, Madame Éternité.
Je suis las… et je pense, réfléchis, imagine,
Enfermé dans le doute, privé de solutions.
Je médite, m’introspecte, et le jour redessine
Sous le seuil de la porte, ma lumière de frisson.
Crédule ou éreinté, je pardonne au rayon
Qui éblouit mon cœur de ses tièdes brûlures.
Ce cœur est silencieux, encore froid et dur…
Je traverse le mur en voix de guérison…
jeudi 21 mai 2009
La Bruyère et le Marin
Nouvel essai dans un style différent.. pas pleinement satisfait du rendu final, mais on s'en contentera, je suis encore en période de rodage..
La bruyère et le marin.
Son regard malicieux danse dans ses paupières,
Mes tiges sont portées par le charme du vent.
Bercé par ses yeux, le calice de bruyère
Devient prétendant.
Des racines aux fleurs mauves épanouies d’amour,
Se diffusent l’extase et le nectar d’envie.
Son visage penché m’a versé pour toujours
Une larme amie.
Esseulée à présent sur le flanc de falaise,
La chaleur de ses mains traverse le bouquet.
Elle contemple sans haine, la mer mouvementée
Aux vagues mauvaises.
Fouettée par le sel imprégné de son odeur,
La vénus de beauté au courage sans fin
Jette dans la mer, cimetière des marins
Son bouquet de pleurs.
Son bel homme arraché se repose ici bas
Dans la brume infinie du monstre d’océan.
La sublime endeuillée abandonne l’amant
Et la fleur s’en va…
18/05/09
La bruyère et le marin.
Son regard malicieux danse dans ses paupières,
Mes tiges sont portées par le charme du vent.
Bercé par ses yeux, le calice de bruyère
Devient prétendant.
Des racines aux fleurs mauves épanouies d’amour,
Se diffusent l’extase et le nectar d’envie.
Son visage penché m’a versé pour toujours
Une larme amie.
Esseulée à présent sur le flanc de falaise,
La chaleur de ses mains traverse le bouquet.
Elle contemple sans haine, la mer mouvementée
Aux vagues mauvaises.
Fouettée par le sel imprégné de son odeur,
La vénus de beauté au courage sans fin
Jette dans la mer, cimetière des marins
Son bouquet de pleurs.
Son bel homme arraché se repose ici bas
Dans la brume infinie du monstre d’océan.
La sublime endeuillée abandonne l’amant
Et la fleur s’en va…
18/05/09
mercredi 13 mai 2009
Mes poèmes se ressemblent trop.. c'est mon avis. Je tenterai dans les prochains jours de changer de style.. ça va pas être simple, et je n'ai de plus pas le temps d'écrire pour le moment.. Mais je trouverai bien quelques secondes pour laisser vagabonder mon esprit dans ses délires littéraires !
Séparés
Le son guidant mes doigts sous ses yeux de velours,
Reflets du ciel azur par-dessus les collines,
Caressent les contours de sa douceur divine
Que l’usure du temps conserve avec amour.
Et les journées défilent au rythme des sutures.
Ma mémoire est perdue dans les cieux pleins de vie,
Sa pupille est gravée mais l’illusion perdure,
Et je vois son visage, qui tombe avec la pluie.
Les quelques cheveux d’or qui bercent mon esprit:
Ils ont l’odeur des anges, et la douceur des fées.
Le saphir de ses yeux hypnotise l’envie,
Et sa voix de mésange, détourne mes pensées.
Et les années défilent au rythme du zéphyr.
Le vent n’a pas cessé de rugir le silence
De son dernier soupir, de mes pires souffrances…
Et perdu à jamais, reviennent les souvenirs...
Et penchant le sourire de ses lèvres vermeilles,
Sur ma bouche dévouée, et conquise par elle.
Et nos corps enlacés dans l’ombre du soleil,
Se touchent et se retouchent, et pour toujours s ‘emmêlent.
L’éternité défile, sans rythme ni mesure,
Le charme déroutant a quitté son âme sœur.
Perdu dans le néant, mon être se fissure
De larmes solitaires dans l’infinie douleur.
01/05/09
Séparés
Le son guidant mes doigts sous ses yeux de velours,
Reflets du ciel azur par-dessus les collines,
Caressent les contours de sa douceur divine
Que l’usure du temps conserve avec amour.
Et les journées défilent au rythme des sutures.
Ma mémoire est perdue dans les cieux pleins de vie,
Sa pupille est gravée mais l’illusion perdure,
Et je vois son visage, qui tombe avec la pluie.
Les quelques cheveux d’or qui bercent mon esprit:
Ils ont l’odeur des anges, et la douceur des fées.
Le saphir de ses yeux hypnotise l’envie,
Et sa voix de mésange, détourne mes pensées.
Et les années défilent au rythme du zéphyr.
Le vent n’a pas cessé de rugir le silence
De son dernier soupir, de mes pires souffrances…
Et perdu à jamais, reviennent les souvenirs...
Et penchant le sourire de ses lèvres vermeilles,
Sur ma bouche dévouée, et conquise par elle.
Et nos corps enlacés dans l’ombre du soleil,
Se touchent et se retouchent, et pour toujours s ‘emmêlent.
L’éternité défile, sans rythme ni mesure,
Le charme déroutant a quitté son âme sœur.
Perdu dans le néant, mon être se fissure
De larmes solitaires dans l’infinie douleur.
01/05/09
dimanche 26 avril 2009
Mali: fin
Maladie au Mali
Maladie du malheur, militant sans merci
Au Mali qui sommeille au milieu de la mort.
Maladie du malheur, tu propages et détruis
Ces merveilles de personnes, sans le moindre remords.
Au marché de la peine, tu commerces la peur
Et gangrènes de misère l’amour et la vie.
Et le sang qui coule se remplit de terreur.
Et le sang de ces cœurs se nourrit de dépit.
Du paradis terrestre au cimetière de vie.
Tu vas seul, ravager, ces contrées magnifiques.
Et d’un vaste linceul, tu couvriras de nuit,
Ta savane empestée d’une odeur maléfique.
Ô Mali ! Soit forte et résiste, courage !
Tu gagneras ta guerre en sauvant tes enfants,
Maladie du malheur, bientôt hors paysage
Te permettra de croire au bonheur prospérant.
Maladie du malheur, militant sans merci
Au Mali qui sommeille au milieu de la mort.
Maladie du malheur, tu propages et détruis
Ces merveilles de personnes, sans le moindre remords.
Au marché de la peine, tu commerces la peur
Et gangrènes de misère l’amour et la vie.
Et le sang qui coule se remplit de terreur.
Et le sang de ces cœurs se nourrit de dépit.
Du paradis terrestre au cimetière de vie.
Tu vas seul, ravager, ces contrées magnifiques.
Et d’un vaste linceul, tu couvriras de nuit,
Ta savane empestée d’une odeur maléfique.
Ô Mali ! Soit forte et résiste, courage !
Tu gagneras ta guerre en sauvant tes enfants,
Maladie du malheur, bientôt hors paysage
Te permettra de croire au bonheur prospérant.
jeudi 9 avril 2009
Suite des poèmes sur le Mali
Pinasse du temps
Au couleur du Mali la pinasse, nous dévoile
Les rives du Niger, brûlantes de beauté.
Des troupeaux de bétails aux îlots isolés,
La scène éclipserait les défilés d’étoiles.
Et sillonnant le fleuve, recherchant mille merveilles,
Mon regard se perdait dans le flot de l’eau douce.
Et je vois dans les vagues, le reflet du soleil
Faisant briller l’écume, qui maintenant trémousse.
La chaleur étouffante, rendrait cette eau magique
Et le vent pacifique, nous rafraîchit pourtant.
L’espace a invité l’aura soporifique
Qui plonge mon esprit dans un monde rêvant.
Et c’est au raz de l’eau que l’odyssée poursuit
Son épopée limpide au fil du temps glissant.
Et c’est le jour qui guide l’arrivée de la nuit
Aussi fluide que l’air, prompt comme l’harmattan.
Et négligeant sa peine, c’est l’horizon parlant
Qui transmet sa détresse au ciel gris de nuages.
Le soleil dans sa haine ne répond plus présent.
La tiédeur passagère a quitté tout rivage...
Et sortant du sommeil, l’aurore se réveille
Et fait chanter de vie les hardis pâturages,
Transmettant son humeur aux paysages vermeils
Et à la pinasse le son du temps des âges:
« Navigue ! Navigue ami de l’homme et de l’eau,
Je tracerai ta route, sur ce tapis liquide.
Et n’émets aucuns doutes, je suis comme un oiseau
Qui surveille ses proies d’un oeil sur et rapide.
Mon regard illumine les courbes successives
Sans cesse dessinées par les flots harmonieux.
Et toi pinasse, tu vogues et doucement dérives
Sur le fleuve du temps aux remous mélodieux. »
Au couleur du Mali la pinasse, nous dévoile
Les rives du Niger, brûlantes de beauté.
Des troupeaux de bétails aux îlots isolés,
La scène éclipserait les défilés d’étoiles.
Et sillonnant le fleuve, recherchant mille merveilles,
Mon regard se perdait dans le flot de l’eau douce.
Et je vois dans les vagues, le reflet du soleil
Faisant briller l’écume, qui maintenant trémousse.
La chaleur étouffante, rendrait cette eau magique
Et le vent pacifique, nous rafraîchit pourtant.
L’espace a invité l’aura soporifique
Qui plonge mon esprit dans un monde rêvant.
Et c’est au raz de l’eau que l’odyssée poursuit
Son épopée limpide au fil du temps glissant.
Et c’est le jour qui guide l’arrivée de la nuit
Aussi fluide que l’air, prompt comme l’harmattan.
Et négligeant sa peine, c’est l’horizon parlant
Qui transmet sa détresse au ciel gris de nuages.
Le soleil dans sa haine ne répond plus présent.
La tiédeur passagère a quitté tout rivage...
Et sortant du sommeil, l’aurore se réveille
Et fait chanter de vie les hardis pâturages,
Transmettant son humeur aux paysages vermeils
Et à la pinasse le son du temps des âges:
« Navigue ! Navigue ami de l’homme et de l’eau,
Je tracerai ta route, sur ce tapis liquide.
Et n’émets aucuns doutes, je suis comme un oiseau
Qui surveille ses proies d’un oeil sur et rapide.
Mon regard illumine les courbes successives
Sans cesse dessinées par les flots harmonieux.
Et toi pinasse, tu vogues et doucement dérives
Sur le fleuve du temps aux remous mélodieux. »
mercredi 8 avril 2009
Aumone au Mali
Je commence ma série poème du Mali au nombre de trois.
Tous ont été fait sur place, avec mes émotions du moment:
Mes aumôniers
L’aumônier souriant a perdu tout espoir
Dans l’horizon de peine, qu’il côtoie chaque matin.
Il remet dans nos mains le destin de ses soirs
Tous les jours plus sombres et suppliant sans fin.
Son visage rayonnant plein de sincérité,
Les bras tendus bien haut, dans sa quête, sans espoir,
De recevoir bonbons, cadeaux et amitié
D'un inconnu de passage aux dons illusoires.
Les yeux foncés par l’ombre de ses nombreux doutes
Ne cachent pas la flamme qui survit dans son cœur.
Et le miroir de l’âme, de l’aumônier écoute
Notre marche luxueuse, qui éblouit ses peurs.
Et nos regards se croisent en toute dignité.
Je vois un jeune garçon qui n’a même pas dix ans.
Son corps maigre et frêle est bien trop abîmé
Et je me rends compte combien il y a d’enfants…
Je ne supporte plus cette vision d’horreur
Et je rougis de honte, ma santé est trop bonne,
Mes vêtements sont trop propres, comparés aux leurs.
Ma compassion m’exhorte à accepter l’aumône.
Et tendant leurs mains, de Djenné à Mopti,
Accueillant le toubab sans arrières pensées.
Tous m’accompagnent, de Bamako à Tirelli,
Et sous les baobabs remplissent leur destinée…
Je dédie ce poème aux mendiants de la vie
Rencontrés au Mali, si affectueux mais blêmes.
Je résume leur misère, dans ce trop court récit,
Et je prie plein d’espoir pour que leurs rêves germent.
Tous ont été fait sur place, avec mes émotions du moment:
Mes aumôniers
L’aumônier souriant a perdu tout espoir
Dans l’horizon de peine, qu’il côtoie chaque matin.
Il remet dans nos mains le destin de ses soirs
Tous les jours plus sombres et suppliant sans fin.
Son visage rayonnant plein de sincérité,
Les bras tendus bien haut, dans sa quête, sans espoir,
De recevoir bonbons, cadeaux et amitié
D'un inconnu de passage aux dons illusoires.
Les yeux foncés par l’ombre de ses nombreux doutes
Ne cachent pas la flamme qui survit dans son cœur.
Et le miroir de l’âme, de l’aumônier écoute
Notre marche luxueuse, qui éblouit ses peurs.
Et nos regards se croisent en toute dignité.
Je vois un jeune garçon qui n’a même pas dix ans.
Son corps maigre et frêle est bien trop abîmé
Et je me rends compte combien il y a d’enfants…
Je ne supporte plus cette vision d’horreur
Et je rougis de honte, ma santé est trop bonne,
Mes vêtements sont trop propres, comparés aux leurs.
Ma compassion m’exhorte à accepter l’aumône.
Et tendant leurs mains, de Djenné à Mopti,
Accueillant le toubab sans arrières pensées.
Tous m’accompagnent, de Bamako à Tirelli,
Et sous les baobabs remplissent leur destinée…
Je dédie ce poème aux mendiants de la vie
Rencontrés au Mali, si affectueux mais blêmes.
Je résume leur misère, dans ce trop court récit,
Et je prie plein d’espoir pour que leurs rêves germent.
jeudi 2 avril 2009
Lame du mal
Et si c’était la fin…
C’est dans l’anonymat,
Que s’arrête mon chemin.
Et de vie à trépas
Le chant des tourterelles
Des rosées matinales
Compose le chant funèbre
De mon destin fatal.
Et le marbre éternel,
Enveloppe mon tombeau,
Froid, simple et sobre,
Contemplant de la haut,
Ma dernière demeure,
Où se posent mes os
Et ma peau de douleur…
Loin des miens sous la terre,
Assourdit par la mort
Proche des miens dans les airs
Des prières remémorent
Mes amours et mes deuils,
Le gâchis de ma vie.
Pour toujours je suis seul,
Dans l’infâme paradis
Qui contraint mon âme
A glissé sans retour
Au contact des flammes
Punissant ma bravoure.
Je revis, je remeurs,
Méritant châtiments
Et je prie mon malheur,
De souffrir pour mille ans.
L’absence de courage
A terrassé ma foi,
Et je suis fou de rage
Contre toi, contre moi.
N’approche pas le monstre
Que je suis devenu,
Ne pleure pas les astres,
Et leur force ambiguë,
Je ne suis que tristesse
Apaisé de chagrin,
Je ne suis que fadesse
De ce qu’est fait demain.
Et dans les étoiles,
N’espère pas me revoir,
Le soleil comme un voile
Doit cacher mon regard.
Et moi je t’attendrai,
Honteux de ma présence,
Et je prierai les cieux
Et sa grande clémence,
D’épargner tes beaux yeux,
Et d’infliger sentences
À celui qui mérite
Le fruit de ta colère.
A celui qui invite,
Le Péché comme un frère
Et qui n’a comme ami
Que Douleur et Misère.
A celui qui s’inscrit
Dans l’immense livre d’or
De l’histoire de la terre,
Comme le pire des morts.
Expiant une vie de vice
Et du trouble oppressant
Rendu comme un service
Au monde trop impatient.
Je soigne les cicatrices,
De ce cœur palpitant,
Celui de l’univers
Celui de tes enfants…
Mais ne laisse pas faire,
Ces doigts bien trop habiles
Qui pourrissent l’enfer même
De mes bêtises futiles.
Et souris à Lucifer,
Qui détruit dans son antre,
La tumeur ou l’oedème
Qui survit dans mon ventre
Et qui cause sans peine
Un chaos éphémère…
C’est dans l’anonymat,
Que s’arrête mon chemin.
Et de vie à trépas
Le chant des tourterelles
Des rosées matinales
Compose le chant funèbre
De mon destin fatal.
Et le marbre éternel,
Enveloppe mon tombeau,
Froid, simple et sobre,
Contemplant de la haut,
Ma dernière demeure,
Où se posent mes os
Et ma peau de douleur…
Loin des miens sous la terre,
Assourdit par la mort
Proche des miens dans les airs
Des prières remémorent
Mes amours et mes deuils,
Le gâchis de ma vie.
Pour toujours je suis seul,
Dans l’infâme paradis
Qui contraint mon âme
A glissé sans retour
Au contact des flammes
Punissant ma bravoure.
Je revis, je remeurs,
Méritant châtiments
Et je prie mon malheur,
De souffrir pour mille ans.
L’absence de courage
A terrassé ma foi,
Et je suis fou de rage
Contre toi, contre moi.
N’approche pas le monstre
Que je suis devenu,
Ne pleure pas les astres,
Et leur force ambiguë,
Je ne suis que tristesse
Apaisé de chagrin,
Je ne suis que fadesse
De ce qu’est fait demain.
Et dans les étoiles,
N’espère pas me revoir,
Le soleil comme un voile
Doit cacher mon regard.
Et moi je t’attendrai,
Honteux de ma présence,
Et je prierai les cieux
Et sa grande clémence,
D’épargner tes beaux yeux,
Et d’infliger sentences
À celui qui mérite
Le fruit de ta colère.
A celui qui invite,
Le Péché comme un frère
Et qui n’a comme ami
Que Douleur et Misère.
A celui qui s’inscrit
Dans l’immense livre d’or
De l’histoire de la terre,
Comme le pire des morts.
Expiant une vie de vice
Et du trouble oppressant
Rendu comme un service
Au monde trop impatient.
Je soigne les cicatrices,
De ce cœur palpitant,
Celui de l’univers
Celui de tes enfants…
Mais ne laisse pas faire,
Ces doigts bien trop habiles
Qui pourrissent l’enfer même
De mes bêtises futiles.
Et souris à Lucifer,
Qui détruit dans son antre,
La tumeur ou l’oedème
Qui survit dans mon ventre
Et qui cause sans peine
Un chaos éphémère…
vendredi 6 mars 2009
Question d'inspiration
Je ne trouvais pas l'inspiration un après midi..
Alors je suis sorti, un calepin à la main, et un portemine dans l'autre.
Je me suis rendu au jardin du Luxembourg, il y avait pas mal de monde..Je me suis trouvé un coin assez tranquille, et je me suis assis, espérant avoir la flamme, l'intuition, l'inspiration.
Et c'est venu.
La longueur de ce "mini-poème" est directement lié aux températures glaciales qu'il faisait.
Je n'arrivais plus à bouger le moindre doigt quand j'ai décidé de partir...
Question d’inspiration,
Le banc défoncé par l’usure du temps
Accueille aujourd’hui un poète nonchalant.
Ce poète en quête de quelques bribes plaintives
Ne voit que dans son âme, l’écho de ses tourments.
Comment trouver l’esprit d’écrire joliment
Alors que l’optimisme habite une autre rive?
L’inspiration morte au détour d’un cœur en pleur
Exhorte dans sa tête, que des pensées amères.
Le cimetière des affronts qui maintenant le porte
Inflige dans son être, la pire des douleurs.
Un vertige incessant combat son cœur de pierre
Et la flèche tranchante, fend sa roche et l’emporte.
Et ce banc défoncé est-il la solution
Pour freiner l’arrivée de la grande invasion ?
L’invasion d’idées noires, raison de son malheur,
L’invasion d’idées tristes, bourreau de son bonheur.
Solitaire sur son banc, banc de désillusion,
Palabrant à tue-tête avec Dame Dépression.
Alors je suis sorti, un calepin à la main, et un portemine dans l'autre.
Je me suis rendu au jardin du Luxembourg, il y avait pas mal de monde..Je me suis trouvé un coin assez tranquille, et je me suis assis, espérant avoir la flamme, l'intuition, l'inspiration.
Et c'est venu.
La longueur de ce "mini-poème" est directement lié aux températures glaciales qu'il faisait.
Je n'arrivais plus à bouger le moindre doigt quand j'ai décidé de partir...
Question d’inspiration,
Le banc défoncé par l’usure du temps
Accueille aujourd’hui un poète nonchalant.
Ce poète en quête de quelques bribes plaintives
Ne voit que dans son âme, l’écho de ses tourments.
Comment trouver l’esprit d’écrire joliment
Alors que l’optimisme habite une autre rive?
L’inspiration morte au détour d’un cœur en pleur
Exhorte dans sa tête, que des pensées amères.
Le cimetière des affronts qui maintenant le porte
Inflige dans son être, la pire des douleurs.
Un vertige incessant combat son cœur de pierre
Et la flèche tranchante, fend sa roche et l’emporte.
Et ce banc défoncé est-il la solution
Pour freiner l’arrivée de la grande invasion ?
L’invasion d’idées noires, raison de son malheur,
L’invasion d’idées tristes, bourreau de son bonheur.
Solitaire sur son banc, banc de désillusion,
Palabrant à tue-tête avec Dame Dépression.
jeudi 26 février 2009
Hommage..
Mamie
Mamie,
Toi, si jolie sur les photos muettes,
M’observant de ces yeux qui me sont inconnus,
Ce regard bienveillant que je n’ai trop peu vu,
Fixe mon visage baigné de larmes discrètes.
Mamie,
Toi, si paisible au paradis des anges,
Tes cheveux blancs bouclés, rosaces de beauté,
Flottaient allègrement dans l’air émerveillé
Par l’ultime symphonie de ta voix de mésange.
Mamie,
Toi, si importante dans mon esprit,
Tu es partie trop tôt, je n’ai pu te connaître.
L’ankou trop impatient a dérobé ta vie,
Il voulait te montrer qu’il était mon seul maître.
Mamie,
Toi, qui m’observe à l’heure où je t’écris,
Que penses tu de l’homme que je suis devenu ?
Serais tu fière de moi si tu étais ici,
Ou plus désobligeante avec l’enfant têtu ?
Mamie
Toi qui l’a rejointe, comment va grand père?
Dis lui que son petit-fils pense à lui souvent,
Il parait que j’hérite de son caractère,
Je suis heureux d’entendre pareils compliments !
Mamie,
Toi, qui me rend visite dans mes songes,
Peux tu combler ce vide et ce manque affectif?
Vivre sans grands parents est lassant et me ronge,
Je pense chaque nuit à ton départ hâtif…
Mamie,
Toi, si tendre, si douce, si sage et si belle,
Je t’offre ce poème à l’encre de mon cœur,
Et je dis fort je t’aime à celle qui me manque,
Et qui hante le ciel qu’elle remplit de bonheur.
Mamie,
Toi, si jolie sur les photos muettes,
M’observant de ces yeux qui me sont inconnus,
Ce regard bienveillant que je n’ai trop peu vu,
Fixe mon visage baigné de larmes discrètes.
Mamie,
Toi, si paisible au paradis des anges,
Tes cheveux blancs bouclés, rosaces de beauté,
Flottaient allègrement dans l’air émerveillé
Par l’ultime symphonie de ta voix de mésange.
Mamie,
Toi, si importante dans mon esprit,
Tu es partie trop tôt, je n’ai pu te connaître.
L’ankou trop impatient a dérobé ta vie,
Il voulait te montrer qu’il était mon seul maître.
Mamie,
Toi, qui m’observe à l’heure où je t’écris,
Que penses tu de l’homme que je suis devenu ?
Serais tu fière de moi si tu étais ici,
Ou plus désobligeante avec l’enfant têtu ?
Mamie
Toi qui l’a rejointe, comment va grand père?
Dis lui que son petit-fils pense à lui souvent,
Il parait que j’hérite de son caractère,
Je suis heureux d’entendre pareils compliments !
Mamie,
Toi, qui me rend visite dans mes songes,
Peux tu combler ce vide et ce manque affectif?
Vivre sans grands parents est lassant et me ronge,
Je pense chaque nuit à ton départ hâtif…
Mamie,
Toi, si tendre, si douce, si sage et si belle,
Je t’offre ce poème à l’encre de mon cœur,
Et je dis fort je t’aime à celle qui me manque,
Et qui hante le ciel qu’elle remplit de bonheur.
dimanche 15 février 2009
Fraichement sorti de mes usines encéphaliques.
De souvenir, je n'ai jamais mis autant de temps à finir un poème.
Son écriture s'est étalé sur 3 jours (pas non stop je vous rassure) ayant été interrompu plusieurs fois..
Enfin, je l'ai finalement achevé il y a quoi, une demi-heure environ.
Donc c'est vraiment du: "fini-corrigé-bloggé !""
Sage vieillesse.
C’est tel un flocon qui se pose sans un bruit
Sur le sol endormi dans le froid de l’hiver.
Replongeant dans la nuit, le givre s’accélère,
Le couvrant d’un manteau jusqu’aux lueurs premières
D’un soleil dardant quelques rayons ennemis,
Ou d’un ciel nébuleux et menaçant de pluie.
La couche blanchâtre qui l’obstrue de misère,
Qui obstrue sans une ombre quelques soupçons de vie
Et s’empare de tes sens, ta force et tes cris
Raccourcissant ainsi l’horizon éphémère.
Vois tu dans ce brouillard l’immaculée blancheur
De l’air sans gravité au revêtement de soie?
Ne sens tu pas non plus les battements de ton cœur
Qu’il soit d’or ou de marbre, ou les deux à la fois?
Ne cache pas tes nuits accompagnés de peur,
Mais ressent la saveur de vivre pareille joie.
Ne rougit pas de honte, épargne moi ces pleurs
Le fait de vieillir est irréversible, ma foi !
On le sait depuis toujours sans trop y penser
Jusqu’à voir le décès dans sa forme concrète,
On reconnaît alors que la vie est mal faite
Car la fin de l’être signifie un arrêt.
Celui du cœur, du cerveau, des muscles, de la peau
De l’amour, de la peur, de la vie, du toucher…
Respirer prend l’ampleur des marques d’existence,
Et souffrir, c’est le bonheur d’éprouver des maux.
La douleur est découverte de l’innocence,
Comme écraser la bête, c’est réduire ses souffrances
Quelles absurdités apprend on dans l’enfance…!
Vieillir, c’est marcher dans ce bois vers les minimes,
Aux allées caillouteuses bordées de marronniers.
D’un pas fragile à souple puis irrégulier
Sous l’œil paresseux des platanes magnanimes:
Au départ, le bois est indécemment immense,
Et regorge de vie, de mystère, de beauté.
L’écureuil qui épie ton regard amusé,
Le têtard minuscule, qui gigote en silence,
Les prairies verdoyantes de tulipes et de ronces.
Lumières et merveilles t’attirent dans la transe,
Féerique, fantastique, paradis de l’enfance.
Vois tu comment ce monde efface tant de grâce?
La marche vers les cieux de l’horizon glacial
Ou la marche de vie vers le haut piédestal
Ignore la nature et l’antre de son palace.
Les arbres dénudés de ces feuilles joviales,
Le colvert qui recherche insectes ou limaces,
Et les pas pressés au semblant de course au graal..
Étrange est l’homme au rang d’étranger dans la place.
La canne du vieillard, son bâton de sagesse,
S’abat sur le sol à la tiédeur retrouvé.
Et de ses yeux usés, il voit des vérités
Que l’âge englouti dans le livre de la terre:
La tige d’une feuille qui tous les jours s’affaissent
Sous le poids alourdit des abeilles ouvrières.
La libellule en vol qui éblouit le ciel
Et qui déploie ses ailes dans l’écume de l’air.
Le cygne dans sa ronde forme un sillon vermeil
Le reflet du soleil l’embaume de lumière.
Ô combien merveilleux, son aura sans misères
Inscrit dans les paupières du vénérable sage,
L’éclat de sa jeunesse sur le chemin des âges.
Vieillesse qui nous redonne espoir et beauté
Vois tu comme l’on vit dans un monde enchanté.
Un monde qu’on détruit dans le sang dans la sève,
Vieillesse aux miroirs de vérité, illumine
Et guide donc ce monde au travers de tes rêves.
Ne laisse pas Vincennes et son lac des minimes
Devenir le berceau de l’hiver chaotique.
Préserve la nature et ce jardin sublime
Des errements humains et sa candeur tragique.
De souvenir, je n'ai jamais mis autant de temps à finir un poème.
Son écriture s'est étalé sur 3 jours (pas non stop je vous rassure) ayant été interrompu plusieurs fois..
Enfin, je l'ai finalement achevé il y a quoi, une demi-heure environ.
Donc c'est vraiment du: "fini-corrigé-bloggé !""
Sage vieillesse.
C’est tel un flocon qui se pose sans un bruit
Sur le sol endormi dans le froid de l’hiver.
Replongeant dans la nuit, le givre s’accélère,
Le couvrant d’un manteau jusqu’aux lueurs premières
D’un soleil dardant quelques rayons ennemis,
Ou d’un ciel nébuleux et menaçant de pluie.
La couche blanchâtre qui l’obstrue de misère,
Qui obstrue sans une ombre quelques soupçons de vie
Et s’empare de tes sens, ta force et tes cris
Raccourcissant ainsi l’horizon éphémère.
Vois tu dans ce brouillard l’immaculée blancheur
De l’air sans gravité au revêtement de soie?
Ne sens tu pas non plus les battements de ton cœur
Qu’il soit d’or ou de marbre, ou les deux à la fois?
Ne cache pas tes nuits accompagnés de peur,
Mais ressent la saveur de vivre pareille joie.
Ne rougit pas de honte, épargne moi ces pleurs
Le fait de vieillir est irréversible, ma foi !
On le sait depuis toujours sans trop y penser
Jusqu’à voir le décès dans sa forme concrète,
On reconnaît alors que la vie est mal faite
Car la fin de l’être signifie un arrêt.
Celui du cœur, du cerveau, des muscles, de la peau
De l’amour, de la peur, de la vie, du toucher…
Respirer prend l’ampleur des marques d’existence,
Et souffrir, c’est le bonheur d’éprouver des maux.
La douleur est découverte de l’innocence,
Comme écraser la bête, c’est réduire ses souffrances
Quelles absurdités apprend on dans l’enfance…!
Vieillir, c’est marcher dans ce bois vers les minimes,
Aux allées caillouteuses bordées de marronniers.
D’un pas fragile à souple puis irrégulier
Sous l’œil paresseux des platanes magnanimes:
Au départ, le bois est indécemment immense,
Et regorge de vie, de mystère, de beauté.
L’écureuil qui épie ton regard amusé,
Le têtard minuscule, qui gigote en silence,
Les prairies verdoyantes de tulipes et de ronces.
Lumières et merveilles t’attirent dans la transe,
Féerique, fantastique, paradis de l’enfance.
Vois tu comment ce monde efface tant de grâce?
La marche vers les cieux de l’horizon glacial
Ou la marche de vie vers le haut piédestal
Ignore la nature et l’antre de son palace.
Les arbres dénudés de ces feuilles joviales,
Le colvert qui recherche insectes ou limaces,
Et les pas pressés au semblant de course au graal..
Étrange est l’homme au rang d’étranger dans la place.
La canne du vieillard, son bâton de sagesse,
S’abat sur le sol à la tiédeur retrouvé.
Et de ses yeux usés, il voit des vérités
Que l’âge englouti dans le livre de la terre:
La tige d’une feuille qui tous les jours s’affaissent
Sous le poids alourdit des abeilles ouvrières.
La libellule en vol qui éblouit le ciel
Et qui déploie ses ailes dans l’écume de l’air.
Le cygne dans sa ronde forme un sillon vermeil
Le reflet du soleil l’embaume de lumière.
Ô combien merveilleux, son aura sans misères
Inscrit dans les paupières du vénérable sage,
L’éclat de sa jeunesse sur le chemin des âges.
Vieillesse qui nous redonne espoir et beauté
Vois tu comme l’on vit dans un monde enchanté.
Un monde qu’on détruit dans le sang dans la sève,
Vieillesse aux miroirs de vérité, illumine
Et guide donc ce monde au travers de tes rêves.
Ne laisse pas Vincennes et son lac des minimes
Devenir le berceau de l’hiver chaotique.
Préserve la nature et ce jardin sublime
Des errements humains et sa candeur tragique.
mercredi 28 janvier 2009
Angoisse
Nouvelle Hyper-production de J@ri !
Une rapidité déroutante pour cette écriture.
J'ai cru le bacler, mais finalement, j'ai pu exposer ce que je souhaitais.
Bonne lecture !
Angoisse.
Et drapée d’une soie blanche étouffant liberté,
Elle enveloppe la chaire, sans l’ombre d’un murmure.
Et pareille à l’eau qui ruisselle entre les roches,
En masse unie mais discrète en rapidité.
Fluide combinant vitesse et limpidité,
Ses secrets érosifs n’en créent pas moins l’usure.
L’usure du lit ou celle d’un temps caché,
Où la mémoire des mondes guident son approche
Furtive et réservée devinant les faiblesses
D’un corps ombré de rien, proche de la rupture.
Et lutter contre elle, c’est lutter contre soi-même.
Doit on se sacrifier pour vaincre le fléau?
Ou contourner sa force en évitant les germes
Et les frissons de mort qui asphyxient le cœur?
Qu’il eu été simple, si l’on devenait ruisseau,
D’édifier des barrages, et quitter ce teint blême,
Et donc sans dommages, on isolerait la peur.
Cet espoir est vicieux, oublie moi donc ce rêve.
Ce mal te dépasse et trace tes cicatrices,
Tous tes soucis s’entassent, regarde ce nuage.
Cette ombre c’est l’angoisse, qui vient et te ravage.
Les gouttes de l’angoisse, acide d’injustice
Traverse ta peau jusque ton âme écorché
Impulse dans ton cœur le rythme des frayeurs,
Délivre dans ton être des soupçons d’anxiété,
Et rejaillit dehors sous l’aspect de sueurs.
Protège toi de ces gouttes, esquive leurs douceurs.
Moi je suis déjà mort, ce ruisseau c’est mon corps,
Nourrit de ce nuage, un aurore, un hiver,
Un siècle, puis deux, une éternité de douleur,
Emprisonné tu meurs et tu deviens rivière…
Ne te laisse pas charmer par ce flot tranquille,
Scintillant de lumière, absorbant ton bonheur.
L’angoisse est un chasseur dangereux et hostile
Qui lit dans tes prières l’aveu de tes erreurs,
Et fait de ton malheur une vie sans idylles.
Une rapidité déroutante pour cette écriture.
J'ai cru le bacler, mais finalement, j'ai pu exposer ce que je souhaitais.
Bonne lecture !
Angoisse.
Et drapée d’une soie blanche étouffant liberté,
Elle enveloppe la chaire, sans l’ombre d’un murmure.
Et pareille à l’eau qui ruisselle entre les roches,
En masse unie mais discrète en rapidité.
Fluide combinant vitesse et limpidité,
Ses secrets érosifs n’en créent pas moins l’usure.
L’usure du lit ou celle d’un temps caché,
Où la mémoire des mondes guident son approche
Furtive et réservée devinant les faiblesses
D’un corps ombré de rien, proche de la rupture.
Et lutter contre elle, c’est lutter contre soi-même.
Doit on se sacrifier pour vaincre le fléau?
Ou contourner sa force en évitant les germes
Et les frissons de mort qui asphyxient le cœur?
Qu’il eu été simple, si l’on devenait ruisseau,
D’édifier des barrages, et quitter ce teint blême,
Et donc sans dommages, on isolerait la peur.
Cet espoir est vicieux, oublie moi donc ce rêve.
Ce mal te dépasse et trace tes cicatrices,
Tous tes soucis s’entassent, regarde ce nuage.
Cette ombre c’est l’angoisse, qui vient et te ravage.
Les gouttes de l’angoisse, acide d’injustice
Traverse ta peau jusque ton âme écorché
Impulse dans ton cœur le rythme des frayeurs,
Délivre dans ton être des soupçons d’anxiété,
Et rejaillit dehors sous l’aspect de sueurs.
Protège toi de ces gouttes, esquive leurs douceurs.
Moi je suis déjà mort, ce ruisseau c’est mon corps,
Nourrit de ce nuage, un aurore, un hiver,
Un siècle, puis deux, une éternité de douleur,
Emprisonné tu meurs et tu deviens rivière…
Ne te laisse pas charmer par ce flot tranquille,
Scintillant de lumière, absorbant ton bonheur.
L’angoisse est un chasseur dangereux et hostile
Qui lit dans tes prières l’aveu de tes erreurs,
Et fait de ton malheur une vie sans idylles.
mercredi 21 janvier 2009
Les Tourbillons
Changement de style avec les tourbillons, ma dernière création.
Ecriture assez simple, au style musical, je le fredonnais pour me donner de l'inspiration et du rythme, et je crois que cela se ressent quand on l'écoute.
C'est indéniablement l'un de mes préférés !
Les tourbillons.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Les images dans sa tête,
Tourbillonnent, tourbillonnent
Au rythme des comètes.
Et je vois dans ces yeux,
Mon visage malheureux.
Et je vois dans sa tête
Le futur qui me guette.
Et je sens son odeur,
Qui rajeunit mon cœur.
Et je sens sur sa peau
Qu’elle aime son héros.
Tourbillonnent, tourbillonnent
La silhouette des roses.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Les pétales en osmose.
Et j’offre le bouquet
Et un baiser sucré,
Son sourire illumine
L’espace d’aura divine.
Et je vois sa tristesse
Quand je fais demi-tour.
Je quitte une princesse
Qui regrette son amour.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Ses cheveux dans le vent.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Ralentis dans le temps.
Et devant la demeure,
Immobile dans le froid.
La privant de bonheur,
Je perds confiance en moi.
Mais mon devoir m’appelle
Au plus près des combats.
Et donc loin de ma belle
Mon destin se jouera.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Et mes pensées s’envolent.
Je frissonne, je frissonne
Mon sang coule sur le sol.
Couchés sous les étoiles
Nous sommes de nouveau seuls.
Des larmes sous son voile
Viennent mouiller mon linceul.
Et derrière moi je laisse
Une veuve au ventre rond,
Qui transmet sa détresse
À notre enfant sans nom…
Tourbillonnent, tourbillonnent
Le deuil dans sa mémoire
Tourbillonnent, tourbillonnent
De souvenirs illusoires.
Laissée à l’abandon,
Promet à ton mari
D’élever notre garçon
Et de refaire ta vie.
Et pardonnes à ces flammes
De libérer mon âme.
Mais souris moi maintenant,
Je pars au gré du vent.
Ecriture assez simple, au style musical, je le fredonnais pour me donner de l'inspiration et du rythme, et je crois que cela se ressent quand on l'écoute.
C'est indéniablement l'un de mes préférés !
Les tourbillons.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Les images dans sa tête,
Tourbillonnent, tourbillonnent
Au rythme des comètes.
Et je vois dans ces yeux,
Mon visage malheureux.
Et je vois dans sa tête
Le futur qui me guette.
Et je sens son odeur,
Qui rajeunit mon cœur.
Et je sens sur sa peau
Qu’elle aime son héros.
Tourbillonnent, tourbillonnent
La silhouette des roses.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Les pétales en osmose.
Et j’offre le bouquet
Et un baiser sucré,
Son sourire illumine
L’espace d’aura divine.
Et je vois sa tristesse
Quand je fais demi-tour.
Je quitte une princesse
Qui regrette son amour.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Ses cheveux dans le vent.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Ralentis dans le temps.
Et devant la demeure,
Immobile dans le froid.
La privant de bonheur,
Je perds confiance en moi.
Mais mon devoir m’appelle
Au plus près des combats.
Et donc loin de ma belle
Mon destin se jouera.
Tourbillonnent, tourbillonnent
Et mes pensées s’envolent.
Je frissonne, je frissonne
Mon sang coule sur le sol.
Couchés sous les étoiles
Nous sommes de nouveau seuls.
Des larmes sous son voile
Viennent mouiller mon linceul.
Et derrière moi je laisse
Une veuve au ventre rond,
Qui transmet sa détresse
À notre enfant sans nom…
Tourbillonnent, tourbillonnent
Le deuil dans sa mémoire
Tourbillonnent, tourbillonnent
De souvenirs illusoires.
Laissée à l’abandon,
Promet à ton mari
D’élever notre garçon
Et de refaire ta vie.
Et pardonnes à ces flammes
De libérer mon âme.
Mais souris moi maintenant,
Je pars au gré du vent.
jeudi 15 janvier 2009
Les maux du soleil => pour les enfants de la lune.
Le prochain poème est assez spécial dans son écriture.
Je m'explique, alors que j'écrivais sans grande inspiration, j'étais pendant un moment perdu dans mon écrit, je n'allais nulle part, je ne trouvais pas mes mots, c'était pas formidable..
Bref, soudain en me relisant, j'ai compris qu'involontairement, ça pouvait presque donner quelque chose d'intéressant avec des petits remaniements. Et le thème des "enfants de la lune" m'est apparut.
J'avoue avoir un peu parcourut le net pour connaître un peu mieux cette maladie, je savais que c'était souvent des enfants qui ne pouvaient vivre le jour. Et c'est ainsi que je me suis mis dans la peau d'un de ces enfants. Sans prétendre pouvoir comprendre ce que ça fait, certes, mais en essayant néanmoins d'imaginer comment on pouvait le vivre.
Enfin, voilà ce que ça donne au final:
LES MAUX DU SOLEIL
Ô Soleil, pénétrant la pièce tu révèles
De tes ailes infinies la forme d’un mur.
Ambré de tes caresses, libéré du sommeil
Tu gommes chaque nuit en parcourant le ciel
Déverser ton amour qui nourrit la nature
Et fleurit de tendresse, tes prairies de verdure.
Je me lève étourdit par tes doux battements
Réchauffant l’espace envahit de ma tristesse.
Tu brises la glace de mon cœur larmoyant,
Sous sa carapace navigue indécemment
Détresse et maladresse, l’écho de mes tourments.
Si je pouvais voler dans l’azur que tu peints,
J’irais sur les sommets contempler tout ce vide
Défier ce désarroi qui tous les jours me guide,
Armé de détresse de glace, je suis serein.
Je te pointerais du doigt et rugirait mon ode
Au rythme de mes larmes asséchées mais chaudes:
« Ô chaleur, Ô soleil, n’éclaire pas, j’implore
Laisse les ténèbres dominées ta bravoure,
Regarde dans mes yeux, tu ne vois pas l’amour,
Mais simplement l’aveu de ma peur de l’aurore.
Ô chaleur, Ô soleil, ne brûle pas, j’implore
Je souhaite que la nuit exerce mes prières,
Que la lune resplendisse aussi de lumière,
Empêche tes rayons de maltraiter mon corps.
Ô chaleur, Ô soleil, puis je compter sur toi?
Tes ailes sont piquantes et abîment ma peau
Ta puissance est telle que je suis en lambeau
Et sans mon courage, je ne vivrais plus je crois...
Ô chaleur, Ô soleil, ne vole pas, j’implore
Me reconnais tu? Je suis enfant de la lune
Et chaque jour qui passe est un jour qui me ruine,
Et encore je me cache, pour éviter la mort.
Ô mon désespoir soleil, ma vie est misère
Abandonné des cieux, solitaire et malade.
Je place dans ma bouche une cigale en jade
Et fais mes adieux à l’heure du rayon vert. »
Je m'explique, alors que j'écrivais sans grande inspiration, j'étais pendant un moment perdu dans mon écrit, je n'allais nulle part, je ne trouvais pas mes mots, c'était pas formidable..
Bref, soudain en me relisant, j'ai compris qu'involontairement, ça pouvait presque donner quelque chose d'intéressant avec des petits remaniements. Et le thème des "enfants de la lune" m'est apparut.
J'avoue avoir un peu parcourut le net pour connaître un peu mieux cette maladie, je savais que c'était souvent des enfants qui ne pouvaient vivre le jour. Et c'est ainsi que je me suis mis dans la peau d'un de ces enfants. Sans prétendre pouvoir comprendre ce que ça fait, certes, mais en essayant néanmoins d'imaginer comment on pouvait le vivre.
Enfin, voilà ce que ça donne au final:
LES MAUX DU SOLEIL
Ô Soleil, pénétrant la pièce tu révèles
De tes ailes infinies la forme d’un mur.
Ambré de tes caresses, libéré du sommeil
Tu gommes chaque nuit en parcourant le ciel
Déverser ton amour qui nourrit la nature
Et fleurit de tendresse, tes prairies de verdure.
Je me lève étourdit par tes doux battements
Réchauffant l’espace envahit de ma tristesse.
Tu brises la glace de mon cœur larmoyant,
Sous sa carapace navigue indécemment
Détresse et maladresse, l’écho de mes tourments.
Si je pouvais voler dans l’azur que tu peints,
J’irais sur les sommets contempler tout ce vide
Défier ce désarroi qui tous les jours me guide,
Armé de détresse de glace, je suis serein.
Je te pointerais du doigt et rugirait mon ode
Au rythme de mes larmes asséchées mais chaudes:
« Ô chaleur, Ô soleil, n’éclaire pas, j’implore
Laisse les ténèbres dominées ta bravoure,
Regarde dans mes yeux, tu ne vois pas l’amour,
Mais simplement l’aveu de ma peur de l’aurore.
Ô chaleur, Ô soleil, ne brûle pas, j’implore
Je souhaite que la nuit exerce mes prières,
Que la lune resplendisse aussi de lumière,
Empêche tes rayons de maltraiter mon corps.
Ô chaleur, Ô soleil, puis je compter sur toi?
Tes ailes sont piquantes et abîment ma peau
Ta puissance est telle que je suis en lambeau
Et sans mon courage, je ne vivrais plus je crois...
Ô chaleur, Ô soleil, ne vole pas, j’implore
Me reconnais tu? Je suis enfant de la lune
Et chaque jour qui passe est un jour qui me ruine,
Et encore je me cache, pour éviter la mort.
Ô mon désespoir soleil, ma vie est misère
Abandonné des cieux, solitaire et malade.
Je place dans ma bouche une cigale en jade
Et fais mes adieux à l’heure du rayon vert. »
lundi 12 janvier 2009
L'Allée couverte
L’Allée couverte du chêne-hut de l’époque néolithique abritait une ou plusieurs familles. Ils vivaient de la chasse et de la cueillette. Des armes en silex ont notamment été retrouvées sous l’abri que formaient les dolmens.
L’Allée couverte
Désolé de silence, l’Allée couverte hésite
Entre l’épais brouillard et l’horizon glacial.
Et c’est figé dans l’antre de pierres tombales
Que je vis d’eau bénite.
Adossé au chêne-hut contemplant le granit
J’entends à présent la voix d’un homme, brut, spectral
Dont le souffle m’étouffant résonne sans mal
L’écho qui m’évite.
La roche verticale, froide de sentiments
Colmate ses fissures du son de ces enfants,
Des silex qu’il taille ou des champignons qu’il cueille
Sous un tapis de feuilles.
L’air est trop lourd pour ma solitude d’ermite,
Isolé pour les hommes, pas pour les écureuils,
dont le vif regard guide mon recueil
D‘un passé qui m‘invite.
Quittant le sanctuaire de mes pas altérés,
Du chant des chimères, et de l’absence de bruit,
L’obscure douceur soudainement ravivée
Et de nouveau je fuis.
Tout comme Aaron le saint, solitaire et calme,
Nous nous en allons, panser…, ma détresse et moi
Montant sur la colline, de tristesse en joie,
…mon saignement de l’âme.
L’Allée couverte
Désolé de silence, l’Allée couverte hésite
Entre l’épais brouillard et l’horizon glacial.
Et c’est figé dans l’antre de pierres tombales
Que je vis d’eau bénite.
Adossé au chêne-hut contemplant le granit
J’entends à présent la voix d’un homme, brut, spectral
Dont le souffle m’étouffant résonne sans mal
L’écho qui m’évite.
La roche verticale, froide de sentiments
Colmate ses fissures du son de ces enfants,
Des silex qu’il taille ou des champignons qu’il cueille
Sous un tapis de feuilles.
L’air est trop lourd pour ma solitude d’ermite,
Isolé pour les hommes, pas pour les écureuils,
dont le vif regard guide mon recueil
D‘un passé qui m‘invite.
Quittant le sanctuaire de mes pas altérés,
Du chant des chimères, et de l’absence de bruit,
L’obscure douceur soudainement ravivée
Et de nouveau je fuis.
Tout comme Aaron le saint, solitaire et calme,
Nous nous en allons, panser…, ma détresse et moi
Montant sur la colline, de tristesse en joie,
…mon saignement de l’âme.
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