hello, hello !
Je poste un poème écrit au mois de novembre.
En réalité, je suis en train d'apprendre à écrire vite, car j'ai peu de temps.
Et le mois de décembre est plutôt pas mal en terme de rendements.
D'autres vont donc suivre très bientôt ! :)
L'utopie du juste
pourquoi dans l'utérus n'avons nous pas le choix
d'être beau comme Vénus, grand et fort à la fois ?
moi j'envie un cyclope, plus stupide et rêveur
ignorant que la terre est un bus sans chauffeur.
Moi je veux être Voltaire, philosophe, littéraire,
et puis aussi artiste, colorant des eaux pures.
Et je veux être métisse, prophète et visionnaire
et parcourir les mers, découvrir la nature.
Puis je serai savant, j'aimerai enseigner
une matière unique que j'aurai inventée.
Loin des mathématiques et ses bouffées de chaleur,
Je diffuserai la paix dans ce monde sans bonheur.
l'histoire me décrira comme un homme de vertu,
J'aurai trouvé la gloire au côté de Gandhi.
Ma tombe sera fleurit, et je verrai Jésus
et des choeurs de colombes chanteront mes récits.
pourquoi dans l'utérus n'avons nous pas le choix
d'être Ulysse quelques fois, être dieu, ou bien roi?
Je changerai le lys pour la lyre d'hermès,
Je bannirai à vie toute notion de tristesse.
Tant pis ! Tous ces fantasmes sombreront dans l'oubli...
pour pas que ça se fasse, alors je les écris.
Mais ma mémoire efface tous les jours un peu plus
mes rêves égoïstes, mon utopie du juste.
Rousseau avait raison, la société malsaine
corrompt la destinée de nos fils les plus fiers.
Je parle d'une société où c'est l'argent qui règne
en monnayant la haine dans l'esprit de nos frères.
E4NS, 22 nov. 2009
lundi 21 décembre 2009
samedi 7 novembre 2009
Un air de Mali (hommage à ce merveilleux pays)
En voici un qui me tient particulièrement à coeur, et dans mon agenda surchargé, j'ai pris le temps d'écrire un peu. Je sentais qu'il était nécessaire pour moi de rendre une sorte d'hommage à un pays, à un peuple qui m'a profondément aidé à me comprendre, qui m'a ouvert les yeux, qui m'a appris à prendre du recul sur tout un tas de choses.
En bref, je n'ai que des bons souvenirs du Mali.
Un air de Mali
Une brise d'air s'engouffre dans la lancée du car,
les rideaux verts s’essoufflent dans une danse effrénée,
se trémoussent et se cambre sous le poids des beautés
du paysage changeant sous nos curieux regard.
Le sol chaud, rouge ambré, réfléchit le miroir
d'un paradis d'espoir que rien n'a saccagé,
Puis on lève les yeux vers ce ciel clair et pur
d'un bleu si transparent qu'il réinvente l'azur.
Et le soleil médite sur les ombres des arbres
dardant quelques rayons absorbés par le sol.
et la chaleur s'échappe comme d'un candélabre
dont la flamme bouillante plane dans son envol.
Ainsi les baobabs survivent dans ce sable
où chacun des enfants a un jour mis le pied.
Un ballon, un toubab, et ce monde agréable
a noyé le palpable dans une mer de gaieté.
S'agitant en tout sens, sincère est leur sourire
et soudain le désert s'est aussi mis à rire,
car les voir enchanté en toute simplicité
est un plaisir unique que je ne peux décrire.
Les mots les plus pudiques seraient bien trop grossiers
et les plus excentriques n'ont pas du voyager.
Alors pour toi Mali, contemple ce poème
qui n'a même pas la force au travers de ces phrases
de mettre un peu d'emphase dans mes rimes bohèmes,
mais rappeler à tous les histoires des telems
pimentant nos soirées sur le toit des hautes cases .
Et les yeux vers le ciel, ces légendes d'un autre âge
dessinaient dans nos rêves les formes du sommeil,
sous un millier d'étoiles au pays des merveilles.
Une brise d’air s’engouffre dans le bus, par le toit.
dans l’atmosphère ambiante, c’est comme un doux massage
qui caressent nos cheveux et cache notre visage
de la tranquillité qui règne ici en roi.
Les images qui défilent éveillent tous nos sens
comme les ânes en chantant nous réveillent par chance.
Les jours sont trop courts, inutile de dormir;
Un clin d’oeil insouciant des villages hauts perchés,
nous rappelle subtilement ce qu'il reste à gravir,
et la terre est si belle ainsi vue des sommets.
C'est un monde en dentelle, raffiné et fragile
qui voit grandir le riz, le karité, le mil
sous l'effort de ces femmes aux hanches abîmées,
par la bravoure d'hommes forts, épanchant mille courages,
que ce soit dans les champs, sur le sable, les rochers,
ou même sur le Niger aux paisibles rivages,
Et la pinasse navigue sur quelques siècles d'âges.
On ressent la magie, onctueuse et éphémère
dans l'écume de l'air, elle plane tel un oiseau,
sur la courbe des vagues, elle vogue sur les flots
d'un soleil accouchant de splendides lumières.
Puis des pêcheurs bozos agitent leurs pagaies
et d'un mouvement agile remontent leurs filets.
Un air de paradis envahit l'atmosphère
alors que la pinasse poursuit son odyssée.
On s'amuse ou on bronze dans ce décor unique
et parfois même on dort, les rêves y sont magiques.
Les contrées authentiques où rire est naturel,
personne ne s'attendait à cette ambiance virtuelle,
la haine y est proscrite et l'amitié nous lie
à jamais et toujours, gravé dans nos esprits.
Une brise d'air exhorte les pirogues de nos âmes
à voguer sans retour, les yeux bercés de larmes.
Et jusqu'au dernier jour, les souvenirs qu'on égraine
ont inscrit ce séjour au panthéon des rêves.
Point trop de longs discours, divines sont les maliennes,
l'eldorado Niger nous a remplit de fièvres.
Et que dire des maliens, aux désirs enfantins,
ces marchands de bonheurs aux sourires de lutins.
Ama le député, toujours prêt à zouker,
Ino le guérisseur et dogon a ses heures,
Baba notre marin, et parfois même pêcheur,
Tigué le cuisinier, auteur de fins gourmets,
Alkoye le grand charmeur, régnant sur Tombouctou,
Ambigou le dompteur des falaises escarpées,
Et Vié notre chauffeur, tête brûlée du désert,
Un grand merci à tous, au nom des toubabous.
Découvrir le Mali et sa grandeur solaire
son peuple bienveillant, ses délices culinaires,
son histoire, sa culture, ses langues mélodieuses,
a remplit nos mémoires, d'une peinture joyeuse:
du frisson d'une mangue, juteuse de plaisir
aux zébu et aux ânes, gardons le souvenir
d'une épopée heureuse, tranquille et lumineuse...
et l'astre dans le ciel nous faisait tant rougir
au bord de la piscine, nos peaux rendus martyrs
écumaient l'aventure de deux semaines radieuses.
Il y a dans l'atmosphère comme un air de Mali
un rayon de lumière dans le ciel de Paris.
Le paradis sur Terre aux lueurs harmonieuses
a posé ses frontières où l'amour a pris vie.
achevé le samedi 7 nov. 2009
E4NS
En bref, je n'ai que des bons souvenirs du Mali.
Un air de Mali
Une brise d'air s'engouffre dans la lancée du car,
les rideaux verts s’essoufflent dans une danse effrénée,
se trémoussent et se cambre sous le poids des beautés
du paysage changeant sous nos curieux regard.
Le sol chaud, rouge ambré, réfléchit le miroir
d'un paradis d'espoir que rien n'a saccagé,
Puis on lève les yeux vers ce ciel clair et pur
d'un bleu si transparent qu'il réinvente l'azur.
Et le soleil médite sur les ombres des arbres
dardant quelques rayons absorbés par le sol.
et la chaleur s'échappe comme d'un candélabre
dont la flamme bouillante plane dans son envol.
Ainsi les baobabs survivent dans ce sable
où chacun des enfants a un jour mis le pied.
Un ballon, un toubab, et ce monde agréable
a noyé le palpable dans une mer de gaieté.
S'agitant en tout sens, sincère est leur sourire
et soudain le désert s'est aussi mis à rire,
car les voir enchanté en toute simplicité
est un plaisir unique que je ne peux décrire.
Les mots les plus pudiques seraient bien trop grossiers
et les plus excentriques n'ont pas du voyager.
Alors pour toi Mali, contemple ce poème
qui n'a même pas la force au travers de ces phrases
de mettre un peu d'emphase dans mes rimes bohèmes,
mais rappeler à tous les histoires des telems
pimentant nos soirées sur le toit des hautes cases .
Et les yeux vers le ciel, ces légendes d'un autre âge
dessinaient dans nos rêves les formes du sommeil,
sous un millier d'étoiles au pays des merveilles.
Une brise d’air s’engouffre dans le bus, par le toit.
dans l’atmosphère ambiante, c’est comme un doux massage
qui caressent nos cheveux et cache notre visage
de la tranquillité qui règne ici en roi.
Les images qui défilent éveillent tous nos sens
comme les ânes en chantant nous réveillent par chance.
Les jours sont trop courts, inutile de dormir;
Un clin d’oeil insouciant des villages hauts perchés,
nous rappelle subtilement ce qu'il reste à gravir,
et la terre est si belle ainsi vue des sommets.
C'est un monde en dentelle, raffiné et fragile
qui voit grandir le riz, le karité, le mil
sous l'effort de ces femmes aux hanches abîmées,
par la bravoure d'hommes forts, épanchant mille courages,
que ce soit dans les champs, sur le sable, les rochers,
ou même sur le Niger aux paisibles rivages,
Et la pinasse navigue sur quelques siècles d'âges.
On ressent la magie, onctueuse et éphémère
dans l'écume de l'air, elle plane tel un oiseau,
sur la courbe des vagues, elle vogue sur les flots
d'un soleil accouchant de splendides lumières.
Puis des pêcheurs bozos agitent leurs pagaies
et d'un mouvement agile remontent leurs filets.
Un air de paradis envahit l'atmosphère
alors que la pinasse poursuit son odyssée.
On s'amuse ou on bronze dans ce décor unique
et parfois même on dort, les rêves y sont magiques.
Les contrées authentiques où rire est naturel,
personne ne s'attendait à cette ambiance virtuelle,
la haine y est proscrite et l'amitié nous lie
à jamais et toujours, gravé dans nos esprits.
Une brise d'air exhorte les pirogues de nos âmes
à voguer sans retour, les yeux bercés de larmes.
Et jusqu'au dernier jour, les souvenirs qu'on égraine
ont inscrit ce séjour au panthéon des rêves.
Point trop de longs discours, divines sont les maliennes,
l'eldorado Niger nous a remplit de fièvres.
Et que dire des maliens, aux désirs enfantins,
ces marchands de bonheurs aux sourires de lutins.
Ama le député, toujours prêt à zouker,
Ino le guérisseur et dogon a ses heures,
Baba notre marin, et parfois même pêcheur,
Tigué le cuisinier, auteur de fins gourmets,
Alkoye le grand charmeur, régnant sur Tombouctou,
Ambigou le dompteur des falaises escarpées,
Et Vié notre chauffeur, tête brûlée du désert,
Un grand merci à tous, au nom des toubabous.
Découvrir le Mali et sa grandeur solaire
son peuple bienveillant, ses délices culinaires,
son histoire, sa culture, ses langues mélodieuses,
a remplit nos mémoires, d'une peinture joyeuse:
du frisson d'une mangue, juteuse de plaisir
aux zébu et aux ânes, gardons le souvenir
d'une épopée heureuse, tranquille et lumineuse...
et l'astre dans le ciel nous faisait tant rougir
au bord de la piscine, nos peaux rendus martyrs
écumaient l'aventure de deux semaines radieuses.
Il y a dans l'atmosphère comme un air de Mali
un rayon de lumière dans le ciel de Paris.
Le paradis sur Terre aux lueurs harmonieuses
a posé ses frontières où l'amour a pris vie.
achevé le samedi 7 nov. 2009
E4NS
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jeudi 29 octobre 2009
Nouveau poème sur la mort (inspiration soudaine et créatrice)
En attente d'un poème qui m'est cher (manque de temps en ce moment), en voici un que j'ai du faire en une quarantaine de minutes.
chronologie fantaisiste du dernier acte
et maintenant je vais mourir,
je n'aurai même pas eu d'enfants,
entendre leurs éclats de rire
fut-il le pire des châtiments?
Un long voyage a commencé,
un aller simple vers l'inconnu,
et tous les jours j'y ai pensé
jusqu'à même dompter l'imprévu.
la destinée, un jeu futile
ou un coup de dé par erreur
a basculé l'instant fragile
dans un jeu de cartes sans coeurs.
puis la musique m'a escorté
dans les ténèbres sans lumière
et l'aventure s'est terminée
les anges ont fermé mes paupières.
je n'ai pas pu voir toutes ces femmes
aux robes tristes et monochromes,
pas plus que l'évasion de l'âme
quittant mon corps de petit homme.
et même les binious ont pleuré
des notes de mélancolie,
et les bombardes ont hululé
en l'honneur de ma nouvelle vie.
tout le jour, tulipes noires et roses
ont décoré mon paradis.
et les pétales dansent en osmose
au son de l'ultime symphonie.
29/10/09
E4NS
chronologie fantaisiste du dernier acte
et maintenant je vais mourir,
je n'aurai même pas eu d'enfants,
entendre leurs éclats de rire
fut-il le pire des châtiments?
Un long voyage a commencé,
un aller simple vers l'inconnu,
et tous les jours j'y ai pensé
jusqu'à même dompter l'imprévu.
la destinée, un jeu futile
ou un coup de dé par erreur
a basculé l'instant fragile
dans un jeu de cartes sans coeurs.
puis la musique m'a escorté
dans les ténèbres sans lumière
et l'aventure s'est terminée
les anges ont fermé mes paupières.
je n'ai pas pu voir toutes ces femmes
aux robes tristes et monochromes,
pas plus que l'évasion de l'âme
quittant mon corps de petit homme.
et même les binious ont pleuré
des notes de mélancolie,
et les bombardes ont hululé
en l'honneur de ma nouvelle vie.
tout le jour, tulipes noires et roses
ont décoré mon paradis.
et les pétales dansent en osmose
au son de l'ultime symphonie.
29/10/09
E4NS
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jeudi 24 septembre 2009
Très court
La banale histoire d'une tempête soudaine.
Te demandes tu pourquoi tout se passe mal?
L'orage menace et gronde...
Tu ne contrôles pas ton rugissement bestial.
...et quelques arbres tombent.
Il fut un matin froid où l'aurore paresseuse
prolongeait les ténèbres dans son lit de nuage.
Elle avait de la fièvre et une stupeur curieuse
Sans aucunes surprises, c'était un jour d'orage.
Elle abattit donc sur son globe de cauchemars,
Les pires souffrances, plus ignobles que Pandore.
Des torrents de fraîcheur et des nappes de brouillard
envahirent ma demeure dans une odeur de mort...
Mais quel est donc ce monde qui n'existe pas?
Le vide parle au silence...
Je flotte dans l'espace où le néant me voit.
...et l'on vole ma conscience.
Te demandes tu pourquoi tout se passe mal?
L'orage menace et gronde...
Tu ne contrôles pas ton rugissement bestial.
...et quelques arbres tombent.
Il fut un matin froid où l'aurore paresseuse
prolongeait les ténèbres dans son lit de nuage.
Elle avait de la fièvre et une stupeur curieuse
Sans aucunes surprises, c'était un jour d'orage.
Elle abattit donc sur son globe de cauchemars,
Les pires souffrances, plus ignobles que Pandore.
Des torrents de fraîcheur et des nappes de brouillard
envahirent ma demeure dans une odeur de mort...
Mais quel est donc ce monde qui n'existe pas?
Le vide parle au silence...
Je flotte dans l'espace où le néant me voit.
...et l'on vole ma conscience.
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mardi 1 septembre 2009
Ma nouvelle tour de pierre
après deux mois sans la moindre écriture, on reprend du service !
Ma nouvelle tour de pierre
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre,
le panorama du monde s'étale paresseusement.
Les bruyères marines et leur charme austère,
profitent de la marée pour pavoiser gaiement.
La mer s'est retirée, acte d'adultère,
pour rejoindre effronté son vieux père océan.
L'odeur de sel, d'algues et surtout de mystère
accompagnent mes yeux emporté par le vent.
Le sable soulevé vient frapper mes paupières
jaloux de rencontrer mon regard fuyant.
Et soudain je me rends comptes a quel point l'univers
demeure infini et si petit pourtant.
Une image insolite se révèle et me choque: c'est l'enfer
l'eau de vie s'est amarrée plus loin, simplement.
Et je vois dans ce sable, des âmes poussières
privés de paradis et d'un calme luxuriant.
Les rugissements du vent, sa voix de misère,
se greffe telle une sangsue à ma poche de sang,
et cet éclair de vie, cet éclair de lumière,
transporte mon esprit charmé par l'élément.
Perché du haut de ma nouvelle tour éphémère,
je contemple la plage et mes amis volants.
Un nuage, un orage, et une brise de mer
me fait quitter soudain ce rivage accueillant.
L'éternel n'a pas le temps de faire ses prières,
l'envol a prit fin pour une courte escale.
Un parterre de fleur, un bouquet de bruyère,
je me loge à présent sous une froide pierre tombale.
Ci-gît un oncle, un mari, un frère,
c'est la dernière vision de mon destin fatal.
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre
mon corps a perdu son instinct animal.
Le panorama du monde se réduit au cimetière
et je ne vois même plus le soleil se couchant.
La nature se réduit à cette couronne mortuaire,
synthétique et solitaire pour un marin dormant.
30/08/09
Ma nouvelle tour de pierre
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre,
le panorama du monde s'étale paresseusement.
Les bruyères marines et leur charme austère,
profitent de la marée pour pavoiser gaiement.
La mer s'est retirée, acte d'adultère,
pour rejoindre effronté son vieux père océan.
L'odeur de sel, d'algues et surtout de mystère
accompagnent mes yeux emporté par le vent.
Le sable soulevé vient frapper mes paupières
jaloux de rencontrer mon regard fuyant.
Et soudain je me rends comptes a quel point l'univers
demeure infini et si petit pourtant.
Une image insolite se révèle et me choque: c'est l'enfer
l'eau de vie s'est amarrée plus loin, simplement.
Et je vois dans ce sable, des âmes poussières
privés de paradis et d'un calme luxuriant.
Les rugissements du vent, sa voix de misère,
se greffe telle une sangsue à ma poche de sang,
et cet éclair de vie, cet éclair de lumière,
transporte mon esprit charmé par l'élément.
Perché du haut de ma nouvelle tour éphémère,
je contemple la plage et mes amis volants.
Un nuage, un orage, et une brise de mer
me fait quitter soudain ce rivage accueillant.
L'éternel n'a pas le temps de faire ses prières,
l'envol a prit fin pour une courte escale.
Un parterre de fleur, un bouquet de bruyère,
je me loge à présent sous une froide pierre tombale.
Ci-gît un oncle, un mari, un frère,
c'est la dernière vision de mon destin fatal.
Perché du haut de ma nouvelle tour de pierre
mon corps a perdu son instinct animal.
Le panorama du monde se réduit au cimetière
et je ne vois même plus le soleil se couchant.
La nature se réduit à cette couronne mortuaire,
synthétique et solitaire pour un marin dormant.
30/08/09
| Réactions : |
mercredi 27 mai 2009
Et deux pour le prix d'un !
Celui-ci est beaucoup plus récent, c'est le dernier écrit ..
Je continue mon objectif "original changement de style", mais ça reste insuffisant. Contexte d'écriture difficile pour pleins de raisons..
Lettre ouverte à l’être inconnu.
Ceci est une lettre adressée à l’Ankou:
Toi, la bête perfide, j’apprends à te connaître.
Est-ce une vocation, un plaisir ou un courroux
Qui coule dans ton sang, qui survit dans ton être?
Ton odeur est fétide, on sens quand tu arrives.
Le frisson parcourant notre échine est un signe.
Et doucement l’on sait que l’univers dérive
Que notre sang se fige, sous ton regard indigne.
Et même la nature, paraît moins enchantée,
Quand tu traînes ta faux dans les allées brumeuses.
La verdure de l’herbe grise sous tes pieds
Et les forêts vieillissent, de ta marche furieuse.
Les branches désertées par des moineaux aphones
Oublient leur guilleri au profit du silence.
Paralysés par toi et par ta Perséphone
Ils épient immobiles, tes gestes avec méfiance.
Et toi tu continues ton chemin de victimes,
Parsemé de tristesse et entaché d’impasses.
Tu fixes notre destin sur ta route du crime
Sur les rives du Styx où ta honte s’entasse.
Mais je sais à présent que tu n’es pas tout seul.
Un tel abattage nécessite de l’aide.
Et sous diverses formes, tu vêtis de linceuls
Des hommes de tout âge, aux causes que je plaide.
Que tu sois Osiris, Hadès ou Lucifer,
Je prêterai serment, et tu ne tueras point.
À la dernière messe, ton règne prendra fin…
Et l‘enfer, ton palace; de glace recouvert
Brûlera les larmes dérobées des défunts.
23/05/09
Je continue mon objectif "original changement de style", mais ça reste insuffisant. Contexte d'écriture difficile pour pleins de raisons..
Lettre ouverte à l’être inconnu.
Ceci est une lettre adressée à l’Ankou:
Toi, la bête perfide, j’apprends à te connaître.
Est-ce une vocation, un plaisir ou un courroux
Qui coule dans ton sang, qui survit dans ton être?
Ton odeur est fétide, on sens quand tu arrives.
Le frisson parcourant notre échine est un signe.
Et doucement l’on sait que l’univers dérive
Que notre sang se fige, sous ton regard indigne.
Et même la nature, paraît moins enchantée,
Quand tu traînes ta faux dans les allées brumeuses.
La verdure de l’herbe grise sous tes pieds
Et les forêts vieillissent, de ta marche furieuse.
Les branches désertées par des moineaux aphones
Oublient leur guilleri au profit du silence.
Paralysés par toi et par ta Perséphone
Ils épient immobiles, tes gestes avec méfiance.
Et toi tu continues ton chemin de victimes,
Parsemé de tristesse et entaché d’impasses.
Tu fixes notre destin sur ta route du crime
Sur les rives du Styx où ta honte s’entasse.
Mais je sais à présent que tu n’es pas tout seul.
Un tel abattage nécessite de l’aide.
Et sous diverses formes, tu vêtis de linceuls
Des hommes de tout âge, aux causes que je plaide.
Que tu sois Osiris, Hadès ou Lucifer,
Je prêterai serment, et tu ne tueras point.
À la dernière messe, ton règne prendra fin…
Et l‘enfer, ton palace; de glace recouvert
Brûlera les larmes dérobées des défunts.
23/05/09
| Réactions : |
Las
Voici un vieux poème retrouvé par hasard..
C'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais bon.. je le mets tout de même.
Las
Je suis las… Las de moi, fatigué d’être ainsi.
Sur de ce que je suis, ma confiance est façade.
Mon sourire est malade et ma voix ne poursuit
Que ce cri infernal, déchirant et maussade,
Que l’ombre de la nuit disperse sans un mal.
Orphée me guide en épargnant tous jugements
À l’heure où le vide s’éveille doucement,
Et sa lyre enchantée rend ma nuit moins banale.
Je suis las… et fâché avec mon propre esprit,
D’habitude si simple et apprécié d’autrui.
Entre souhaits et pensées, des méandres tortueux
Façonnent mon âme en un chemin dangereux.
Où le fils d’Éthra, lui-même se perdrait
Dans le labyrinthe forgé de mon cerveau,
Où l’espace d’un rêve, je suis un torero
Chassant ma propre peine, qui me délivrerait.
Je suis las… déprimé et sûrement contagieux.
Je regarde inanimé l’image risible,
Que me transmet sans honte, le miroir à mes yeux.
Pathétique et livide, immonde, pale, insipide…
Et mes paupières closes, je me sens plus léger
Je repars en symbiose dans mon état nocturne
Effrayer les étoiles, amoureuses de la lune
Et hanter, sans vergogne, Madame Éternité.
Je suis las… et je pense, réfléchis, imagine,
Enfermé dans le doute, privé de solutions.
Je médite, m’introspecte, et le jour redessine
Sous le seuil de la porte, ma lumière de frisson.
Crédule ou éreinté, je pardonne au rayon
Qui éblouit mon cœur de ses tièdes brûlures.
Ce cœur est silencieux, encore froid et dur…
Je traverse le mur en voix de guérison…
C'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais bon.. je le mets tout de même.
Las
Je suis las… Las de moi, fatigué d’être ainsi.
Sur de ce que je suis, ma confiance est façade.
Mon sourire est malade et ma voix ne poursuit
Que ce cri infernal, déchirant et maussade,
Que l’ombre de la nuit disperse sans un mal.
Orphée me guide en épargnant tous jugements
À l’heure où le vide s’éveille doucement,
Et sa lyre enchantée rend ma nuit moins banale.
Je suis las… et fâché avec mon propre esprit,
D’habitude si simple et apprécié d’autrui.
Entre souhaits et pensées, des méandres tortueux
Façonnent mon âme en un chemin dangereux.
Où le fils d’Éthra, lui-même se perdrait
Dans le labyrinthe forgé de mon cerveau,
Où l’espace d’un rêve, je suis un torero
Chassant ma propre peine, qui me délivrerait.
Je suis las… déprimé et sûrement contagieux.
Je regarde inanimé l’image risible,
Que me transmet sans honte, le miroir à mes yeux.
Pathétique et livide, immonde, pale, insipide…
Et mes paupières closes, je me sens plus léger
Je repars en symbiose dans mon état nocturne
Effrayer les étoiles, amoureuses de la lune
Et hanter, sans vergogne, Madame Éternité.
Je suis las… et je pense, réfléchis, imagine,
Enfermé dans le doute, privé de solutions.
Je médite, m’introspecte, et le jour redessine
Sous le seuil de la porte, ma lumière de frisson.
Crédule ou éreinté, je pardonne au rayon
Qui éblouit mon cœur de ses tièdes brûlures.
Ce cœur est silencieux, encore froid et dur…
Je traverse le mur en voix de guérison…
| Réactions : |
jeudi 21 mai 2009
La Bruyère et le Marin
Nouvel essai dans un style différent.. pas pleinement satisfait du rendu final, mais on s'en contentera, je suis encore en période de rodage..
La bruyère et le marin.
Son regard malicieux danse dans ses paupières,
Mes tiges sont portées par le charme du vent.
Bercé par ses yeux, le calice de bruyère
Devient prétendant.
Des racines aux fleurs mauves épanouies d’amour,
Se diffusent l’extase et le nectar d’envie.
Son visage penché m’a versé pour toujours
Une larme amie.
Esseulée à présent sur le flanc de falaise,
La chaleur de ses mains traverse le bouquet.
Elle contemple sans haine, la mer mouvementée
Aux vagues mauvaises.
Fouettée par le sel imprégné de son odeur,
La vénus de beauté au courage sans fin
Jette dans la mer, cimetière des marins
Son bouquet de pleurs.
Son bel homme arraché se repose ici bas
Dans la brume infinie du monstre d’océan.
La sublime endeuillée abandonne l’amant
Et la fleur s’en va…
18/05/09
La bruyère et le marin.
Son regard malicieux danse dans ses paupières,
Mes tiges sont portées par le charme du vent.
Bercé par ses yeux, le calice de bruyère
Devient prétendant.
Des racines aux fleurs mauves épanouies d’amour,
Se diffusent l’extase et le nectar d’envie.
Son visage penché m’a versé pour toujours
Une larme amie.
Esseulée à présent sur le flanc de falaise,
La chaleur de ses mains traverse le bouquet.
Elle contemple sans haine, la mer mouvementée
Aux vagues mauvaises.
Fouettée par le sel imprégné de son odeur,
La vénus de beauté au courage sans fin
Jette dans la mer, cimetière des marins
Son bouquet de pleurs.
Son bel homme arraché se repose ici bas
Dans la brume infinie du monstre d’océan.
La sublime endeuillée abandonne l’amant
Et la fleur s’en va…
18/05/09
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